CHAPITRE XIX. ^ù
dix marcs d'argent , et leur dit : Faites-les va- ^J loir jusqu'à mon retour.
>l 4. Mais ceux de son pays, qui le haïssaient, Grent partir aussitôt après lui des députés pour faire cette protestation : Nous ne voulons point que cet homme règne sur nous.
Ab, Lui cependant, après avoir pris possession de son royaume, revint, et fit appeler les serviteurs auxquels il avait donné son aident, pour savoir le profit que chacun d'eux en avait tiré.
A6, Le premier qui se présenta, lui dit : Seigneur, votre marc en a produit dix autres.
>I7. Il répondit : Voilà qui est bien, bon serviteur ; parce que vous avez été fidèle dans une chose de peu d'importance, vous aurez le gouvernement de dix villes.
AS. Le second vint à son tour, et dit : Seigneur, votre marc en a produit cinq autres.
^9. Pour vous, lui répondit-il, je vous donne cinq villes à gouverner.
20. Enfin il en vint un autre , qui lui dit : Seigneur, voici votre marc, que j'ai tenu enveloppé dans un mouchoir;
21 . Car je vous ai craint , sachant que vous êtes un homme sévère, qui redemandez ce que
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VOUS n^avez pas donné, et qui uioissonuez où vous n'avez pas semé.
22. Méchant serviteur, lui dit son maître, je vous condamne par votre propre bouche : vous saviez que je suis un homme sévère, qui redemande ce que je n'ai pas donné et qui moissonne où je n'ai pas semé;
25. Pourquoi donc n'avez-vous pas placé mon argent à la banque, afin qu'à mon retour je le retirasse avec les intérêts?
24. Alors il dit à ceux qui étaient présents : Otez-lui cemarcd'argent,etdonnez-le a celui qui en a dix.