‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 10 sur 734 · PREMIER JANVIER, SAINT FÉLIX · texte numérisé non relu

PREMIER JANVIER, SAINT FÉLIX

Parmi les nombreux monastères érigés par saint Odilon , Jacques Branche (1) signale celui de la Voile de Ghillac. « On y garde, dit-il, « avec un grand honneur, la chasuble et l’aube de ce sainct. Ceux qui a sont atteints de la Jaunisse , y trouvent le remède de leur mal, ainsi « qu’il m’en a arrivé à moy-mesme et dans le jour que j’y allai faire « ma dévotion. Itame Deus adjuvet. »

Les reliques de saint Odilon ont été brûlées en 93, avec les riches trésors que renfermait le prieuré de Souvigny. On voit encore dans l’Église deux châsses en pierre sculptées ; les portraits des deux grands saints de l’ordre de Gluny, Mayeul et Odilon , sont peints sur les panneaux des deux portes du petit monument qui date du XV0 siècle (2).

SAINT THAUMAST ÉVÊQUE RÉGIONNAIRE (3)

Ve SIÈCLE

Contre la Fièvre. — Les Maux de dents. — Les coliques des Enfants.

On a très peu de détails sur la vie de saint Thaumast. Voici le résumé présenté par la grande vie des Saints (4) d'après Saint-Grégoire de Tours et Tannaliste Bouchet.

« Saint Thaumast , évêque Régionnaire, dont on ne sait pas le lieu de naissance, étant venu à Poitiers, y mourut et fut enterré, non loin de l’église de Saint-Hilaire.

« L'annaliste Bouchet, cité par M. de Chergé dans ses Vies des saints du Poitou , qui écrivait au XVIe siècle, exprimait l'opinion que le tombeau de saint Thaumast était un de ceux que la piété des fidèles vénérait dans la chapelle de Saint-Barthélemy (détruite il y a peu d'années) . Dès le temps de saint Grégoire de Tours, les personnes affectées de la Fièvre ou du mal de dents , cherchaient dans la poussière de la pierre qui fermait ce tombeau, un remède à leurs souffrances et telle était, selon la croyance populaire, l’efficacité de cette pierre imprégnée des vertus du saint évêque, qu'à cette époque la tombe était déjà perforée en plus d’un endroit. Dans les derniers temps, les mères y portaient leurs jeunes enfants atteints de coliques.

« Le récit de saint Grégoire de Tours semble nous autoriser à fixer vers le Ve siècle l'époque où vivait ce saint évêque. »

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