QUATORZE FÉVRIER, SAINT VALENTIN
deinen sehaufsloll surucl: bringen mochle ; verleili6 uns alleu (lie toir seine hui U amle.hen aufdasz wir durck seine fnrbilt in iliesen thaï dur zahern oun aller Itinfatlendeu kranckheil befretjet und mit dur himmlis dieu f rend moyen begnadel werden. Amen.
bercail les brebis égarées, faites que nous tous, qui implorons son intercession, nous soyons par ses prières délivrés dans celle vallée de larmes de toute attaque d' Epilepsie, et que nous obtenions les joies célestes . Amen.
On s’est beaucoup ingénié pour trouver l’explication du patronage réclamé auprès de saint Valantin par les Fiances et par les jeunes gens et les jeunes filles h marier. Ce patronage s’exerce surtout en Angleterre. Le jour de la fête du saint, les amoureux et les fiancés s’écrivent des lettres tendres et moqueuses. Le 13 février 18G1, d’après la Revue britannique de celte même année, la poste de Londre a distribué 47,750 lettres de plus que la moyenne de la distribution quotidienne. Les Fiances sont désignés sous le nom de Valentin et Valentinc, suivant leur sexe. Ces dénominations étaient déjà usitées en France à la fin du XVe siècle. Leroux de Lincy (1) raconte que lorsque César de Borgia vint à la conr de Louis XII. on l’avait surnommé le Valentin. « A cette époque, dit-il, on appelait ainsi les jeunes seigneurs qui se déclaraient serviteurs d’une dame et qui, le jour de saint Valentin , venaient lui offrir des fleurs et se mettre sous ses lois pour toute l’année. Par moquerie, on avait donné ce nom à Borgia, bien qu’il ne fût ni jeune ni beau, parce que, d^s son arrivée à la cour, il avait pris toutes les couleurs et la devise de il belle princesse de Tarante ; les Equivoqueurs voulaient aussi faire allusion au titre de duc de Valentinois, qu’il venait de recevoir.
Le P. Cahier (2) s’exprime ainsi sur ce patronage : « Je trouve Valen- « tin représenté tenant un soleil à la main. Serait-ce parce que, conduit « devant le magistrat païen, il lui parla de Jésus-Christ comme de la « lumière du monde, et que, pour appuyer sa prédication , il rendit la « vue à la jeune fille aveugle de son juge ; après quoi toute la famille « reçut le baptême. Mais peut-être ne faut-il voir dans cet attribut « qu’une des indications astronomiques ou usuelles dont nous verrons « de nombreux exemples sous le mot : calendrier. Comme les Quatre- « Temps, qui séparent le printemps de l’hiver, tombent ordinairement « vers cette époque, le soleil était censé y répandre toute sa force ; d’au- « tant que les fleurs les plus précoces (amandiers, noisetiers, violettes, « aubépines, ellébores, safran printanier, primerose, anémone hépa- « tique, petites véroniques, mouron, etc.) commencent à se montrer dans « une bonne partie de l’Europe. De là semble être venue la vieille cou- « tume de célébrer, à la saint Valentin, une fête de galanterie qui est « l’avant-goût des beaux jours. » Plus loin (3), il revient sur le même sujet : u Je serais fort disposé à croire que ces divers patronages, « continue-t-il, ont comme bien d’autres leurs sources dans un calem- « bourg jovial. Valere, valc /'pour Salve) Valeludo , vaillant, (vigoureux) « auront conduit à mettre sous la protection du saint, les joyeusetés de « la jeunesse (y compris même un brin de galanterie en tout bien, tout « honneur) et la santé des divers âges. D’ailleurs le saint avait guéri la « fille aveugle de son gardien, ce qui lui aura fait attribuer un certain
(1) Vie de la reine Anne de Bretagne, Paris, Garnier, 4 vul. in-12, imprimée a Lyon, par Louis Pehrin. i'r vol., p. 169.
(2) Caractéristiques des Saints, p 99.
(3) Ibidem., p. 6.33.