DICTONS ET PROVERBES SUR SAINTE GENEVIÈVE
On avait l’habitude de porter dans les processions, l’une à côté de l’autre , les statues de sainte Geneviève et de saint Marceau avec leurs reliques. C'esRsans doute l’origine de ce dicton cité dans le 4” vol. du Dictionnaire de Trévoux, quand on dit de deux personnes qu’on voit ensemble toujours : « C’est sainte Geneviève et saint Marceau. » L’abbé Berthoumieu, p. 9, cite un autre proverbe qui se rattache à celui-ci. Toutes les fois qu’on portait les reliques de la sainte en procession pour conjurer quelques calamités publiques, on portait d’abord à l’église de sainte Geneviève la châsse de saint Marcel. Cet usage était de rigueur et donna lieu à ce proverbe :
Sainte Geneviève ne bougera Si saint Marcel ne la vient quérir.
L’abbé Berthoumieu cite également une ode de Voltaire sur sainte Geneviève : * Aussi bien, dit-il, il peut paraître plaisant de voir le diable obligé de louer les saints. » Nous n’en donnerons qu'une strophe qui, ainsi que toute la pièce, est un médiocre spécimen du talent du grand homme :
Eh ! quoi 1 puis-je dans le silence Ensevelir ces nobles noms De protectrice de la France Et de noble appui des Bourbons ?
Jadis nos campagnes arides,
Trompant nos attentes timides,
Vous durent leur fertilité ;
Et par votre seule prière,
Vous désarmez la colère,
Du ciel contre nous irrité.