‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 233 sur 734 · SAINT LÉANDRE, ARCHEVÊQUE DE SÉVILLE · texte numérisé non relu

SAINT LÉANDRE, ARCHEVÊQUE DE SÉVILLE

Invoqué contre les douleurs rhumatismales.

Léanclre, isSu d’une illustre famille de saints dont il était l’aîné, était né à Carthagène. Jeune encore, il possédait déjà une grande éloquence, mais renonçant aux vanités du siècle, il prit l’habit de religieux dans un monastère de Séville où il se fit bientôt une si grande réputation qu’il fut élevé au siège épiscopal de cette ville par le suffrage unanime du clergé et du peuple. L’hérésie d’Arius régnait alors en Espagne en môme temps que Leuvigilde, roi Goth, beau-frère de notre saint. Lèandre ayant été envoyé par le parti catholique vers l’empereur Byzantin, à Constantinople, y rencontra saint Grégoire-le-Grand avec lequel il se lia d’une étroite amitié.

A son retour en Espagne, il fut assez heureux pour convertir à la foi Hermenigilde, son neveu, fils aîné du roi Leuvigilde ; mais le père, impie et barbare, fit mourir son fils le jour de Pâques. Lèandre lui-même fut exilé et, quoique éloigné de l’Espagne, il ne cessa de combattre l’arianisme par diverses publications. Heureusement cette persécution ne fut pas de longue durée. L’année suivante (587) le roi Leuvigilde, à son lit de mort, touché de repentir, rappela les évêques de l’exil et confia à Lèandre son fils Récarcde qui se convertit à la vraie religion avec toute la nation des Visigoths. Lèandre après avoir présidé, comme légat du Saint-Siège, le troisième concile de Tolède et un synode l’année suivante à Séville, mérita le titre glorieux d' Apôtre de la Nation gothique , puis mourut dans sa ville épiscopale l’année de Notre Seigneur 596 et fut inhumé dans l’église des saintes vierges Juste et Rufine.

Saint Lèandre souffrait beaucoup de la goutte , comme le prouve une lettre de saint Grégoire-le-Grand, et c’est là probablement l’origine des invocations qui lui sont adressées contre les douleurs rhumatismales . Voici un fragment de cette lettre : « Vous vous plaignez à moi d’être travaille «• de la goutte ; j’en suis si continuellement tourmenté que je ne puis « me soutenir ; cependant il nous sera bien aisé de supporter tous deux « avec patience ces fléaux de Dieu, si nous nous ressouvenons de « nos péchés, et si nous reconnaissons que ce ne sont pas les verges de « sa justice, mais plutôt les faveurs de sa bonté qui nous font payer les « plaisirs du temps passé par des douleurs sensibles à la chair. »

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