DEUX MABS, SAINT CHARLES LE BON
loups et les maladies des animaux qu’André du Saussaie mentionne au
supplément du 1er mars, page 1095.
(André du Saussaye. — Bréviaire de Rouen. — Bollandistes. Petits
Bollandisles).
BIENHEUREUX BONAVITA, SERRURIER DU TIERS ORDRE DE SAINT FRANÇOIS xvi° siècle. — 1375.
Patron des Serruriers.
Bonavila né dans la ville de Lugo, de l’Etat de Ferrare et du diocèse d’Imola, exerçait la profession de serrurier. Dès ses plus tendres années il était si ardent pour l’Oraison et si fervent pour la recommandation de son âme à Dieu, que, se promenant ou s’asseyant, travaillant ou se reposant dedans ou dehors, il était entièrement absorbé par la contemplation des choses divines, et il ignorait complètement tout ce qui se passait autour de lui. S’étant trouvé un jour en présence d’un immense incendie, qui causait de grands désastres, il ne put retenir ses larmes, et par un signe de croix il éteignit les flammes si complètement qu’il n’eut pas été possible d’y allumer la plus petite lumière. '
Une autre fois, au milieu de l’hiver, il trouva sur son passage un mendiant qui était glacé par le froid ; il se dépouilla de ses propres habits pour le couvrir et il supporta avec patience les moqueries de quelques jeunes gens qui l’insultaient parce qu’il était demi-nu et s’amusaient à lui jeter des pierres ; il visitait fréquemment les prisonniers et les malades et accompagnait les morts à leur dernière demeure. On rapporte qu’il sortit sain et sauf du courant d’un fleuve rapide dont il traversa le lit à pied sec : enfin, après avoir brillé par ses vertus et par ses miracles, il rendit son âme à Dieu et son corps fut déposé dans l’église des Frères Mineurs dont il avait pris Fhabit.
[Les Bollandisles. — Hagiologium Ilalicum).