‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 323 sur 734 · PREMIER AVRIL, SAINT HUGHES · texte numérisé non relu

PREMIER AVRIL, SAINT HUGHES

leur fit construire (l’abord quelques cellules, puis une église. C’est donc à lui et à saint Bruno, que l’on doit cette magnifique fondation qui s’appella depuis la Grande Chartreuse.

Il accompagna ensuite le pape Urbain II au Concile de Clermont, dans lequel fut conçu le projet de la première croisade, et, dans le Concile de Vienne (1112), il contribua puissamment à l’excommunication contre

l’empereur Henri IV qui s’était emparé, par trahison, du pape Paschal et de tout le clergé de la sainte Eglise romaine. Enfin, après avoir également excommunié, comme schismastique, au Concile du Puy-en-Velay, Pierre Léon qui voulait être reconnu pape en la place d’innocent II, et qui se faisait appeler Anaclet II, Hugues rendit son âme à Dieu, le 1er avril 1132, à l’âge de quatre-vingts ans, et fut inhumé par trois évêques en l’église de Notre-Dame, à Grenoble. Un grand nombre de miracles eurent lieu à son tombeau. C’est à cause du passage suivant de son biographe le V. Guignes, cinquième prieur de la Grande Chartreuse, reproduit par les Bollandistes, que saint Hugues est invoqué contre les Maux de tête :

Factum est autem, ut, dum contemptis carnalibus, spiritualia zelo juventiore seetarelur, prœ mmiis vigiliis , jejuniis et lectionibus, orationibus et meditationibus, etreliquis sacris exercitationibus, capitis et stomachi gravissimam decideret in œgritudinem, cujus molestiis et cruciatibus, omnifide frequentioribus et acrioribus , per quadragmta ad minus annos, quoad vixit, nequaquam caruit.

Mais il arriva que, pendant que méprisant les aliments de la chair, il recherchait avec un zèle plus fervent ceux de l’esprit, à la suite de l'excès de trop grandes veilles, jeûnes, oraisons, méditations et autres exercices sacrés, il fut atteint d’une affection très grave de la tête et de l’estomac dont les souffrances et les tortures plus fréquentes et plus violentes que tout ce qu’on peut imaginer, ne l’abandonnèrent jamais tant qu’il vécut pendant quarante années au moins...

(Les Bollandistes. — Ilagiologie de Valence. — Petits Bollandistes.)

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