TROIS AVRIL, SAINT BENOIT LE MORE
Notre Saint vint alors à Orléans, où il étudia sérieusement la Théologie à l’école des Pères Jacobins ; il y reçut l’ordre de la prêtrise et retourna en Angleterre pour y desservir une cure dont saint Edme l’avait pourvu. Bientôt il fut nommé évêque de Chichester par l’Archevêque de Cantorbéry, Boniface, successeur de saint Edme et par ses suffragants ; mais comme le roi Henri III voulait faire nommer un de ses favoris à ces hautes fonctions, il persécuta Richard pendant plus de deux ans en faisant saisir le temporel de son évêché. Il souffrit patiemment cette persécution, puis la paix lui fut rendue ; c’est alors qu’il fit éclater son amour de Dieu, son humilité et sa charité envers les pauvres. Il ne voulut jamais conférer de bénéfices à aucun de ses parents, « parce que, « disait-il, le prince des pasteurs, Jésus-Christ, n’a pas donné les clefs « du Ciel cà saint Jean, son cousin, mais à saint Pierre, qui ne lui était « pas parent. » Avant de mourir, le 3 août 1253, il prêcha avec ardeur la Croisade dans toute l’Angleterre. Il est représenté labourant, ou quelquefois avec un calice à ses pieds , parce que, dit-on, au commencement de son épiscopat, il laissa tomber un vase consacré, sans que le contenu fût renversé.
( Bollandistes , petits Bollandisles.)