‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 357 sur 734 · DOUZE AVRIL, SAINT .IULES · texte numérisé non relu

DOUZE AVRIL, SAINT .IULES

Noyon, l’oratoire de Saint-Georges et deux métairies avec leurs revenus ; ce qui lui permit de fonder un monastère dans lequel elle brilla par ses austérités, ses vertus et aussi par le don des miracles que Dieu lui octroya largement. Une pesta affreuse désolait la ville de Noyon. Elle invita le peuple à prier et à se convertir, et, après lui avoir prescrit un jeûne de trois jours, la contagion s’arrêta tout àcoup. C’est làl’origine de l'invocation contre les Maladies contagieuses. Celle contre l’ Incendie s’explique aussi facilement. Quelque temps après, un violent incendie éclata dans les environs de la Basilique Sainte-Marie : toutes les maisons voisines étaient en feu et on craignait que les flammes n’envahissent le saint édifice. Godeberlhe était très souffrante ; néanmoins, elle se fit porter sur une chaise au foyer de l’Incendie où elle n’eut pas plutôt fait le signe de la croix que le feu s’arrêta.

Elle opéra un grand nombre de guérisons miraculeuses, puis mourut le 11 avril au commencement du VIIIe siècle. Elle fut ensevelie, près de son monastère, dans l’oratoire de Saint-Georges, qui devait être remplacé par une église dédiée à la Sainte.

D’après l’Abbé Gorblet, on a toujours invoqué sainte Godeberlhe dans les Calamités publiques, dans les Sécheresses et les Pluies excessives. licite un fait éclatant qui s’est produit en 1866, la Fièvre typhoïde faisait d’affreux ravages ; trois cents personnes avaient été atteintes. A la sollicitation d’un notable de la paroisse qui avait perdu son fils, la châsse de sainte Godeberlhe fut exposée et on commença une neuvaine de prières, le curé attesta qu’à partir de ce jour, 24 mai, pas un seul nouveau cas de Fièvre typhoïde ne fut constaté.

On conserve précieusement dans la cathédrale de Noyon la clochette dont notre Sainte se servait pour convoquer ses religieuses aux exercices de la communauté. D’après ses caractères archéologiques, elle paraîtrait remonter au VIIe siècle.

(L’Abbé Sabatier : Saints de Beauvais. — L’Abbé Gorblet : Saints d’Amiens).

douze avril

SAINT JULES 1er, PAPE

ive siècle. — 352.

Patron des Vidangeurs.

tonsQUE Jules fut élu Pape, en 337, l’hérésie des Ariens avait fait de grands progrès. Plusieurs saints évêques qu ils avaient obligés de quitter leurs sièges, et entr autics Athanase, furent reçus à bras ouverts par le nouveau Pontife. Il condamna les Synodes de Tyr et d’Antioche réunis par ^ eux pour abolir le Symbole de Nicée. Il assembla deux Conciles à Rome dans lesquels il proclama l’innocence des éveques exilés. A l’instigation de Jules , l’empereur d’üccident, Constant, obtint de son frère, Constance, empereur d’Orient et protecteur des Ariens c rappel de saint Athanase sur son siège. Jules condamna la foi mu e foi hypocrite des Eusébiens , sectateurs d’Anus, a,u second Conc d’Antioche. Dans le second Concile de Sardique présidé par ses lecats,

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