‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 376 sur 734 · SAINT THURIBE, ÉVÊQUE DU MANS · texte numérisé non relu

SAINT THURIBE, ÉVÊQUE DU MANS

Invoqué pour les Yeux.

Thuribe était romain et fut envoyé en France avec saint Julien évêque du Mans, par le Souverain Pontife. Après la mort de Julien, il fut appelé à occuper son siège et devint le second apôtre de la province. Il déploya beaucoup d’énergie contre les Idolâtres et les Ariens. Comme il avait converti une grande dame, nommée Savine, dont le mari était un des plus endurcis d’entre les gentils, Calanus, (tel était son nom), sachant que sa femme avait embrassé le Christianisme, se faufila un jour, par curiosité, danslamaison de Dieu pour voir ce qui se passait daus les assemblées des chrétiens. Mais, lorsque Thuribe eut chanté l’Oraison et que le peuple eut répondu : Amen , Calanus devint tout à coup sourd et aveugle et se hâta de se faire ramener chez lui. L’intercession seule de Thuribe eut assez de pouvoir pour lui faire restituer la vue et l’ouïe. Il fut tellement impressionné par cet événement qu’il voulut lui-même être initié à la doctrine du salut, et qu’il fit une donation entière de ses biens à la cathédrale du Mans.

Une autre fois, un sieur Jules ayant été frappé de cécité, à cause de ses péchés, et témoignant le désir de revenir à résipiscence, le Saint pria pour lui et la vue lui fut rendue.

Un prêtre de la ville du Mans lui présenta sa servante aveugle-née , qu’il ne pouvait conserver parce qu’il était devenu pauvre. Thuribe l’engagea avec beaucoup de douceur à prier pour elle, parce qu’étant ministre de Dieu, il était de son ministère de procurer le salut des autres. Ce bon prêtre s’étant mis en oraison, et Thuribe ayant imprimé le signe de la croix sur les yeux de la femme, elle put contempler la lumière pour la première fois.

Enfin, pendant qu’il travaillait à la conversion des Idolâtres, il s’arrêta au village d’Aciacus (Assé-le-Béranger). Comme les habitants souffraient beaucoup par la disette d’eau, ils conjurèrent le Saint de leur venir en aide, et, effectivement, après qu’il se fût mis en prière, ils virent jaillir une source des plus abondantes dans laquelle les pèlerins viennent se laver les yeux pour obtenir leur guérison.

L’invocation pour les yeux est donc suffisamment justifiée. Suivant iine tradition, saint Thuribe mourut tranquillement sur les bords de la Sarthe à une demi-journée du Mans, et, d’après une autre, il aurait subi le martyre, grièvement blessé à coups de pierres par des infidèles qu’il s’efforcait d’arracher à leurs erreurs.

[Les Bollandistes. — La Mère de Blémur. — • Les Petits Bollandistes).

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