‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 403 sur 734 · SAINTE FRANCHE (FRANCA), VIERGE A PLAISANCE · texte numérisé non relu

SAINTE FRANCHE (FRANCA), VIERGE A PLAISANCE

xii® et xiii' siècle. — 1172-1218.

Invoquée dans les Affections des yeux, contre le Cauchemar.

Franche, née à Plaisance, était issue de la noble famille de Vidalta. Elle n’avait encore que sept ans qu’elle priait déjà ses parents de la conduire dans les couvents de vierges consacrées au Seigneur. Etant entrée dans le monastère de Saint-Cyr de l’ordre saint Benoit, elle édifia la communauté par les progrès qu’elle lit rapidement dans l’oraison, dans les jeûnes et dans les veilles. Aussi, à la mort de l’Abbesse, elle fut choisie à l’unanimité pour la remplacer. Pendant l’exercice de cette dignité, elle eut beaucoup à souffrir de la part de ses sœurs quelle voulait ramener à l’observation stricte de la règle. Elle fut également tourmentée par des tentations diaboliques, qu’elle surmonta par l’oraison et une patience à toute épreuve. Après avoir brillé par un grand nombre de miracles (I), elle rendit son âme à Dieu, le 25 avril 1218. Peu d’années après sa mort, quand on ouvrit son tombeau on y trouva une huile merveilleuse qui guérit plusieurs affections ; mais surtout les Maux d’yeux. Un grand nombre de faits sont d’ailleurs cités par les Bollandistes à l’appui de cette invocation.

Une bande de voleurs étant venue pour piller le couvent, leur chef fut, tout à coup , privé de la vue , qu’il ne recouvra qu’après s’être repenti et avoir invoqué sainte Franche. Notre Sainte ne se couchait jamais, et passait la nuit en oraison dans la chapelle du couvent. La prieure, pour essayer de ménager une santé si précieuse, avait donné l’ordre à la sacristine de garder les clefs ; mais, par un pouvoir surnaturel, les portes s’ouvraient d’elles-mêmes devant sainte Franche. C’est là surtout que les démons venaient l’assaillir pour la faire sortir. Us ne se bornaient pas toujours à l’effrayer par d’épouvantables visions au milieu de l’obscurité ; ils la jetaient à terre et la frappaient si rudement qu’elle rendait du sang parla bouche. Ces assauts multipliés de la part du malin esprit, toujours pendant la nuit, auront sans doute donné lieu à l’invocation qui lui est adressée contre le Cauchemar.

(Fen'arius. — Les Bollandistes. — La Mère de Blém,ur).

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