‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 441 sur 734 · ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE · texte numérisé non relu

ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE

Invoqué contre les Maux de tête.

|thanase était né à Alexandrie, de parents chrétiens, qui l’élevèrent dans les sciences et dans la piété. La candeur de ses mœurs, l’éclat de ses vertus, et les grandes grâces qu’il avait reçues de Dieu, dès son enfance, portèrent saint Alexandre, évêque d’Alexandrie, à le faire entrer dans son clergé et à le faire avancer dans les ordres sacrés. Athanase, qui s’était merveilleusement distingué par sa doctrine et sa rare piété, assista, avec saint Alexandre, au grand Concile de Nicée, n’étant encore que diacre. Il soutint avec une grande force la vérité catholique contre les Ariens. L’année suivante, saint Alexandre mourut, et saint Athanase fut choisi, malgré lui, pour remplir sa place. Les Ariens firent tous leurs efforts pour s’opposer à cette élection ; mais, ne pouvant l’empêcher, ils lui déclarèrent dès lors une guerre irréconciliable. Saint Athanase, ayant pris possession de son siège, commença k y donner les plus grands exemples de force, de fermeté épiscopale, de toutes les perfections et de toutes les vertus d’un homme vraiment apostolique. 11 eut une foi si parfaite qu’il fut regardé comme le centre de la communion de l’Église. Il s’appliqua d’abord à sa propre sanctification, par des mortifications et des jeûnes, et par une vie frugale et austère. Ce fut alors que les Ariens conspirèrent contre lui, parce qu’il avait refusé de recevoir Arius à sa communion. Ils l’accusèrent de toutes sortes de crimes d’état, de meurtres, de violences, d’injustices, dont il fut néan-

(1) On appelle le Plaintain Herbe de saint Marcoul parce qu’autrefois, on attribuait à cette plante une vertu anti-scrofuleuse que la médecine moderne lui dénie.

deux mai. sainte flamine.

moins parfaitement justifié aux yeux des Empereurs, des Papes et des Conciles, devant lesquels il fut accuse. Pendant les quarante-six années de son épiscopat, il n’y a point de calomnies, d’injures, d’impostures, de persécutions, que les Ariens n’aient essayé d'employer contre lui. Ils eurent même le crédit de le faire exiler plusieurs fois, sous Constantin, Constance et Julien. Néanmoins, il ne laissa pas que de les confondre partout par la sainteté de sa vie, par la sagesse de sa conduite et par les excellents écrits dans lesquels il a toujours défendu la foi de 1 Eglise, consolé, animé et instruit les fidèles. Après tant de combats, de travaux et de tribulations, il mourut en paix dans son église, âgé d’environ quatre-vingts ans, l’an de Jésus-Christ 371. J. Radowitz signale l'invocation qui lui est adressée contre les maux de tête, et les Petits Bollandistes disent que c’est probablement à cause de sa qualité d’homme d’esprit ; nous croyons plutôt que l’origine de cette invocation est due aux guérisons miraculeuses opérées après la translation de son corps dans l’église de Sainte-Croix, à Venise. Les Bollandistes citent : l°une femme qui, depuis quatre mois, était affligée des douleurs de tête les plus atroces, et qui recouvra la santé, en se recommandant à saint Athanase ; 2° une autre femme avait un petit enfant dont la tête était tellement enflée, qu’il avait complètement perdu la vue. Aussitôt qu’elle l’eut déposé sur l’autel de saint Athanase, il commença à ouvrir les yeux et bientôt il vit très distinctement.

(Martyrologe ou Idée générale de la Vie des Saints, 1680. — Les Bollandistes.)

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