DIX MAI, SAINT CATALDE
Mire obéit encore et se dirigea vers la Lombardie dans un lieu appelé Saint- Georges. Les campagnes de cette contrée étaient grandement affligées par une sécheresse excessù'e. Le Bienheureux se mit en prière, et il tomba une Pluie abondante. A peine était-il arrivé à Ganzo, lieu de sa naissance, où il n'était déjà plus connu de personne, qu’il reçut l’hospitalité chez le curé de la localité jusqu’à ce que la Sainte Vierge, lui apparaissant pendant la nuit, lui ordonna de se mettre de nouveau en route sur les bords du lac de Côme, et le prévint qu’il rendrait son âme à Dieu quand il serait arrivé à l’autre extrémité de ce môme lac. Eifectivement, lorsqu'il eut atteint Sorigo, situé au bout du lac, après avoir été malade quelques jours, il s’endormit dans le Seigneur. Son corps, par une disposition de la divine Providence, fut déposé sur un monticule voisin de Sorigo, puis transporté dans l’église de Saint-Michel Archange, actuellement sous le vocable de saint Mire, et placé sous un autel élevé en son honneur. C’est là, en mémoire du fait que nous avons raconté plus haut, que les populations viennent l’implorer pour obtenir la Pluie en temps de sécheresse. Les Bollandistes citent des vers qui célèbrent le privilège octroyé par Dieu à saint Mire ; nous en transcrivons quelquesuns :
Solslitio quondam fervebant omnia laie Ultra, simul lœtissquallebanlgramina campis ; Quœque sua languem vitis pollebat in ulmo. Non pepo, non cucumis, non longa cucurbila
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lnsubriæ terrœ cullis crescebat in hortis.
Ipse siti moriens olitor tendebat inanes Ad ccelumpalmas, Superosqueinvolavocabat.
La douce figure de saint Mire s’ét; sommeil, on se hâta de l’implorer :
Vix prece finita, glomerantur in œtherenubes, Nec potuere domum redeuntes, agmine facta, Accelerare gradus. Imbbi subitaque procellâ Corrupli, ad frondes properant , magalia lalis In campis subeunl, et divi munus adorant.
Un jour, à l’époque du solstice, les campagnes étaient brûlées sur une grande étendue ; en môme temps l’herbe séchait dans les champs malgré leur fécondité et la vigne languissante jaunissait sur l’ormeau. Ni lemelon, ni le concombre, ni les longues courges ne croissaient dans les jardins cultivés du territoire insuhrien. Le jardinier lui-même mourant de soif élevait ses bras inutiles vers le ciel et appelait les dieux à son secours.
ut montrée au jardinier pendant son
Sa prière à peine terminée, des nuages s’amoncellent dans l’air, et après s’être mis en marche, ils ne purent gagner leur maison tout en accélérant le pas. Saisis subitement par la Pluie et l’orage, ils courent sous les arbres, pénètrent dans les cabanes élevées dans les vastes champs et bénissent le don que le ciel leur accorde.
( Bollandistes . — Hagiologium italicum).
SAINT CATALDE (CATALDUS), ÉVÊQUE DE TARENTE
Invoqué contre la Peste 6t les Hernies.
Catalde, evêque, après avoir vénéré les lieux saints dans la Palestine
TeSLT 1 t6lle J°ie .de Ce Pèlerina°e’ ^ ^ait résolu d’y rest et ♦ f vie,ei:emitl<ïue' Mais’ l’ordre de Jésus-Christ qui
r^rv1!86. mgea vTrs Tarente pour prêcher à ces peuPies pioiâ-
nar J n r Chre ienne' Pcndailt la traversée, il apaisa une tempête
it JZÂ nG\ eVre?TClta un Jeune h°mme que la violence du vent avait précipité du haut du grand mât sur le pont. Ayant abordé à Otrante
il continua sa route vers Tarente, et, pendant le trajet, il guérit une fille