‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 552 sur 734 · SAINT DIDIER, ÉVÊQUE DE VIENNE EN DAUPHINÉ · texte numérisé non relu

SAINT DIDIER, ÉVÊQUE DE VIENNE EN DAUPHINÉ

MARTYR EN RRESSE

Invoqué contre la Fièvre.

j idier naquit à Autun en Bourgogne sous le règne de Ch.ildebert Ier, roi de France. Lorsqu’il eut terminé ses premières études , il fut confié à saint Nomot, évêque de Vienne en Dauphiné. Saint Philippe, successeur de saint Nomot, eut pour lui la même bienveillance et le fit entrer, vers l’an 570, dans le clergé de son Eglise. Il continua ses exercices de vie cléricale sous l’évêque saint Evence, mort en 586, et sous saint Vère qui le fit diacre. Il s’acquitta de son ministère avec tant d’édification, que lorsque ce saint prélat vint à mourir, en 596, il fut choisi pour le remplacer.

Il acquit l’estime de saint Grégoire-le-Grand qui lui recommanda des Missionnaires évangéliques qu’il envoyait en Angleterre. La malveillance chercha bientôt à le perdre dans l’esprit de ce saint Pape. Comme il était très savant, on l’accusait de sacrifier à la littérature païenne. Le saint Pape reconnut promptement la vérité et se plut à rendre justice à l’évêque de Vienne.

La reine Brunehaut, femme de Sigebert et mère de Childebert II, vivait encore. Ayant appris que Didier blâmait sérieusement les désordres et les violences qui se commettaient sous son autorité, elle obtint du roi Thierry, son petit fils, un ordre pour chasser saint Didier de son siège. Après un exil de quatre ans, il fut rappelé par le roi Thierry, à l’instigation de Brunehaut qui feignait d’être touchée de sa vertu et de l’injustice de sa disgrâce. Quelque temps après son retour, Brunehaut convaincue que Didier ne donnerait jamais son approbation à sa conduite, ütaposter trois assassins qui, accompagnés d’une troupe de scélérats, firent périr le saint évêque sous une grêle de pierres, au lieu de Prissignac ( Prisci m'acum), près de la rivière de Chalaronne, dans le pays des Dornbes. Son corps fut enterré dans le village de Prissignac et de nombreux miracles se manifestèrent sur son tombeau par des cures merveilleuses. De toutes les parties des Dornbes et du Lyonnais, on y venait en pèlerinage, surtout pour être délivré de la Fièvre. Il s’y forma un bourg considérable qui prit le nomdeSamt-Dïdz'er-sur-Chalaronne. C’estaujourd’hui une très grande paroisse dans le canton de Thoissey.

(Les Bollandistes. — Adon. — Théophile Raynaud. — Mgr Depery.)

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