TRENTE-ET-UN MA], SAINTE PÉTRONILLE
à eux, et pendant la nuit une voix intérieure fit connaître à Hubert sa fin prochaine. En même temps qu’il recommandait son âme à Dieu, il pria pour ses frères les religieux : « Accordez-moi, disait-il enfin à Dieu, ce " que vous avez accordé à mon parrain (saint Hubert des Ardennes) que « ceux qui imploreront le patronage de mon nom soient aussitôt et par- « tout guéris de la rage. »
Telle est l’origine de l’invocation qui lui est adressée. Un étranger au village de Brétigny ayant été saisi par l’Esprit malin ne fut guéri entièrement dans son église que lorsqu’il eut offert un poids de cire égal à celui de son corps.
C’était pour peser les olfrandes des pèlerins qu’on voyait encore au XVIIIe siècle une chapelle dite des Balances.
(Bollandistes. —Saints de Beauvais. — Petits Bollandistes).
SAINT WALSTAN (WALSTANUS)
Invoqué contre la Fièvre et la Paralysie. — Patron des Faucheurs
et des Laboureurs.
Il était né à Baber, près de Norwich, en Angleterre, d’une famille noble et riche. Méprisant tous les avantages du monde, il quitta, à l’âge de douze ans, la maison paternelle pour s’engager en qualité de domestique dans une ferme du village de Taverham. Il donnait aux pauvres tout ce qu’il gagnait, une partie de ses gages et jusqu’à ses vêtements. Les travaux pénibles auxquels il se condamnait ne suffisaient pas à son ardeur pour la pénitence. Il y joignait encore de grandes austérités et sanctifiait ses actions par la prière intérieure. Dieu l’avait en outre récompensé, dès ce monde, par le don des miracles. Il mourut subitement au milieu d’une prairie où il travaillait , le 30 mai 1016, et fut enterré à Baber où ses reliques se gardaient dans une chapelle de l’église. On y faisait de fréquents pèlerinages, surtout pour obtenir la guérison des Fièvres et des Paralysies. Tous les Faucheurs et les Laboureurs du pays visitaient par dévotion son tombeau une fois l’année. Il y avait aussi des pèlerins d’outre-mer.
(Abbé Petin. — Dictionnaire hagiographique) .