‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 628 sur 734 · AN 68 DE NOTRE SEIGNEUR · texte numérisé non relu

AN 68 DE NOTRE SEIGNEUR

Invoqué pour les Boiteux, les Paralytiques et contre les Possessions

du démon.

Saint Philippe est appelé évangéliste par saint Luc parce qu’il prêchait l’Evangile avec succès; il fut un des sept premiers diacres de saint Pierre et, après le marlyre de saint Etienne, il se rendit en Samarie, il y délivrait les possédés, guérissait les paralysies et tant d’autres maladies qu’on accourait à lui avec confiance pour se faire donner le baptême ; il fut obligé alors d'appeler en Samarie, près de lui. saint Pierre et saint Jean pour conférer le sacrement de confirmation à ces nombreux convertis. Saint Philippe avait fait le verset du Credo : « Descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis ». Tl fut très souvent démenti dans ses prédications par Simon le magicien, qui avait un certain prestige en Samarie, mais ce prestige fut de courte durée, et saint Pierre le menaça des châtiments de Dieu s’il ne cessait d’abuser les populations par des jongleries coupables. Saint Philippe, guidé par un ange, fut trouver un eunuque riche et instruit, qui désirait être éclairé. Il lui expliqua le mystère de l’Incarnation, le convertit et le baptisa, puis l’ange le transporta encore au pays des Philistins, où il continua ses fructueuses prédications avant de revenir en Palestine, près de ses quatre filles pieuses et zélées comme lui. Saint Philippe est symbolisé par l’onyx, sorte d’agathe fine, rubannée de blanc, figurant l’innocence, la candeur, la sincérité et la vérité inviolable. Cette pierre exprime la charité en œuvres et la sollicitude du prochain, qu’on admire dans saint Philippe lorsqu’il s’inquiétait de la nourriture du peuple qui suivait Jésus-Christ au désert, et qu’il avertissait le divin Pasteur des âmes que le peuple n’avait pas de quoi manger.

(1) Hagiographie du diocèse d’Amiens, vol., p. 212-213.

(2) En Picardie et en Bourbonnais, les gens du peuple l’appellent Glaude.

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