‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 650 sur 734 · SAINT AMABLE, PRÊTRE A RIOM · texte numérisé non relu

SAINT AMABLE, PRÊTRE A RIOM

Ve SIÈCLE.

Invoqué contre les Serpents et les Animaux venimeux, contre les Maladies qui ont pour cause le Poison, contre la décomposition intérieure des Humeurs, contre les Parjures, pour les Fous, contre les possessions diaboliques, contre l’incendie.

On croit qu' Amable, né à Riom, après avoir ôté élevé au sacerdoce, fut chargé du soin de l’église de ce village qui, plus tard, est devenu une des villes principales d Auvergne. Quelques auteurs pensent qu’avant d’être chargé de l’administration de cette église, l’évêque de Clermont l’avait fait chantre de sa cathédrale. Il fut enterré. à Riom dans l’église de Saint-Benigne, martyr, que lui-même avait fait bâtir en l’honneur de ce saint. De nombreux miracles se produisirent à son tombeau. « Le plus « ancien, le plus remarquable et le plus authentique, dit Jacques « Branche, c’est qu’après sa mort pas une espèce de serpent n’a jamais « pu, ny ne peut encore faire sa retraicte dans la paroisse de sainct « Amable de Riom : et si d’avanture on y en voit quelqu’un, il n’y sau- « rait vivre ny nuyre à personne, que si quelqu’un des environs en est « piqué, dès aussi-tost qu’il arrive dans l’église du Sainct à Riom, le « venin s’évanouit et il recouvre la santé à l’attouchement de ses « reliques, ainsi qu’on l’expérimente tous les jours. »

Cette relique est ordinairement une dent du Saint conservée dans un reliquaire.

L’abbé Faydit (1) s’exprime ainsi sur cette invocation :

« Il est de notoriété publique, et on l’a vu souvent arriver, que lorsqu’en mangeant ou en buvant ou en dormant la bouche ouverte on a avalé du poison ou quelque petite bête venimeuse, on en guérit infailliblement si on vient prier au tombeau du Saint. Le malade sent de grandes envies de vomir et ne peut, ou n’ose pas le faire, comme s’il voulait marquer par là qu’il appréhende de salir par son venin et par ses vomissements un lieu aussi sacré et aussi respectable qu’est celui où repose le corps de saint Amable ; il avertit par là ses amis de le transporter hors de l’enceinte des murailles de l’église, et il n’en est pas dehors qu’il vomit aussitôt tout ce qu’il a de venimeux dans les entrailles. »

Les Bollandistes, dans leur appendice à la vie de saint Amable par Surius, citent plusieurs cas de guérisons de morsures de vipères depuis 1590 jusqu a l'époque où ils écrivaient. Ils constatent que le vin dans lequel on avait plongé une relique de notre saint possédait les mêmes privilèges que la relique elle-même contre tous les poisons. Par induction on a invoqué également avec succès saint Amable contre les Maladies qui ont pour cause le Poison et aussi contre la décomposition intérieure

(I) Vie de saint Amable, curé de Riom, par M. l’abbé Favdit. Paris, 1702, in-12, page 33.

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