‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 67 sur 734 · SEIZE JANVIER, BIENHEUREUSE QUINZANI · texte numérisé non relu

SEIZE JANVIER, BIENHEUREUSE QUINZANI

« retiré que fût; ce saint religieux, dit Mgr Depery, les merveilles que « Dieu opérait par ses mains sur les malades et ses lumières qui jetaient « une vive clarté, lui attirèrent les regards et la confiance des peuples « qui venaient de loin pour avoir ses avis sur des points de spiritualité « et pour se recommander à ses prières. »

Vers la fin de l’année 1170, Etienne, deuxième abbé de Chèzery étant mort, Roland fut choisi par les suffrages de toute la communauté. Roland se distingua surtout dans l’exercice de ses nouvelles fonctions, par sa tendre dévotion envers la sainte Vierge. Ce fut lui qui fonda la chapelle de Notre-Dame des Sept Douleurs dans le village de Confort où les moines de Chèzery possédaient de grandes propriétés. Enfin Roland, après avoir embaumé toute la contrée par le parfum de ses vertus, rendit son âme à Dieu vers 1200. Après sa mort, son culte ne fit que s’accroître pendant trois siècles et demi. Ce fut à grand peine qu’on parvint à soustraire ses reliques à la fureur des protestants d’abord, et ensuite des terroristes de 1793. Le vingt-huit mai 1834, Mgr Devie, évêque de Belley, après en avoir fait constater l’authenticité, en fit la translation solennelle et les replaça sur l’autel de l’église paroissiale. Des faits tout récents, attestés par des témoins dignes de foi, prouvent que plusieurs personnes ont été guéries en priant auprès des reliques du Saint, en faisant des neuvaines en son honneur ; d’autres ont obtenu la môme faveur en se lavant avec les eaux d’une fontaine située à une demi-heure de l’église appelée Fontaine bénite ou Fontaine de saint Roland. Nous avons indiqué plus haut les différentes circonstances dans lesquelles saint Roland est encore invoqué. Une vie manuscrite du saint Abbé de Chèzery, composée par un moine savant et pieux de ce monastère, nous aurait peut-être donné la clef de ces diverses invocations ; mais il paraît qu’elle fut brûlée avec tous les livres, titres et manuscrits de cette maison, quand les Bernois s’emparèrent du pays de Gex en 1535.

(Annales des Cisterciens par Maurique. — Archives saintes de Belley et histoire hagiologique de Belley par Mgr Depery).

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