A SAINT SÉBASTIEN, P
O Bienhoureux martyr du Christ, saint Sébastien, je vous en supplie , par la gloire dont Dieu vous a honoré, on vous constituant le patron contre la Peste et en promettant d en préserver ceux qui vous invoquent, j’ai recours à vous et vous recommande mon corps et mon âme, afin que, par le douloureux
VINGT JANVIER, SAINT SÉBASTIEN
tend, durch die schwere marier, so du umb Christ i toillcn gelitten hast, dasz du mich fur der Pest beioahren, und durch deine furbit zur eioigen seeligkeit fuhren ivollest. Amen.
martyre que vous avez enduré pour l’amour de Jésus-Christ, vous me préserviez de la Peste et me conduisiez.
D’après le petit Thalamus, recueil de législation municipale de la ville de Montpellier au moyen-âge, en 1384 et 1397, une grande peste sévissait alors dans les trois sénéchaussées de Toulouse, de Carcassonne, de Beaucaire, comme elle avait sévi dans la ville de Montpellier. Les consuls de la ville votèrent un cierge de cire assez grand pour entourer la ville et les remparts : il devait être façonné à l’aide des aumônes des bonnes gens et devait brûler jour et nuit sur l’autel de Notre-Dame de Toulon.
Plusieurs autres viiles atteintes par la Peste firent des vœux semblables à diverses époques ; mais, en 1495 (d’après la Revue des Sociétés savantes des départements, année 1879, page 116), la ville de Beaune imagina un moyen d’invocation à saint Sébastien bien plus original. Comme les prières, les processions et la ceinture de cire ne faisaient pas cesser le fléau, les échevins décidèrent que, pour obtenir plus certainement l’intervention du saint, il fallait représenter un mystère retraçant sa vie et son martyr. Un théâtre fut dressé, la pièce en vers fut examinée et corrigée, et trente bourgeois firent serment sur les Evangiles d’accepter le§ rôles qui leur seraient confiés et de s’habiller à leurs frais. On joua Monsieur Saint-Sébastien à la satisfaction générale.
Plus tard, on adjoignit saint Roch à saint Sébastien dans les invocations contre la Peste. Les Bollandistes donnent à ce sujet un verset et un oremus tirés de l’office de l’antique sanctuaire de saint Victor, à Marseille.