CINQ JUILLET, SAINT DOMITIUS
avoir prié ardemment saint Ulric, il arriva en rampant jusqu’à son tombeau et se leva tout à coup entièrement guéri. C est sans doute la le motif oui fait qu’on l’invoque contre la faiblesse de complexion.
Surius signale, en l’appuyant sur des faits, le pouvoir souverain que saint Ulric exerçait contre les Démons. Il était dès lors très nature que les Agonisants l’invocassent à l’heure de la mort contre le malin Esprit qui ne manque jamais de les tourmenter par ses obsessions.
Quand on fit l’ouverture du tombeau du Saint, on trouva un calice sur sa poitrine. Il a été souvent expérimenté que les Femmes enceintes , dont la vie était menacée à la suite de douleurs atroces, étaient délivrées après avoir bu du vin préalablement versé dans ce calice.
Le même traitement est appliqué avec le plus grand succès aux personnes qui ont été mordues par des Chiens enragés et, à ce sujet, il est bon de mentionner un miracle du Saint, signalé par Surius. Dans la ville d’Ettinga, plusieurs personnes réunies en famille parlaient des miracles de saint Ulric. « Des miracles ! s’écrie l’un deux, il n'est pas plus capable d’en faire qu’un chien. » Après avoir prononcé ces mots, abandonné au démon, il perdit tout à coup la parole humaine et commença à gronder comme un chien ; puis, aboyant et hurlant, il mourut misérablement peu de temps après.
Le pouvoir de saint Ulric contre les Loirs, continue le même auteur, est connu dans presque tout l’univers. Depuis sa mort, sur le territoire situé entre les fleuves Yinda et Lycus, aucun Loir ne saurait vivre. Quelques personnes, pour en faire l’expérience, ont voulu en apporter dans cette contrée ; mais ils mouraient immédiatement. En dehors de ce pays, des propriétaires, qui étaient sur le point d’abandonner leur habitation ou de la livrer au feu pour échapper au terrible fléau de ces animaux, en ont été délivrés par un peu de terre recueillie dévotement dans son tombeau, et répandue avec foi sur les lieux infestés, surtout quand l’invocation adressée au Saint était accompagnée de la promesse, soit d’une aumône, soit d’une rétribution annuelle, soit d’une œuvre pieuse à la gloire et en l’honneur du saint pontife.
[Helvetia sancta. — Surius. — Les Bollandistes ).