QUINZE AOUT, SAINT ARNOUL
reur, dans les ordonnances du concile de Mayence en 813, et dans les règles de saint Chrodegand, évêque de Metz. Saint Bernard la proclama d’ancienne institution et saint Pierre de Gluny rapporte que les flambeaux offerts par les Romains, la veille de ce jour, brûlaient toute la nuit jusqu’à la messe solennelle du lendemain, sans diminuer, sans rien perdre de leur poids.
On peut dire que la fête de 1 Assomption a été très en honneur depuis le commencement de l’Eglise en France, puisque bon nombre de diocèses et une infinité d églises ont été établis sous le vocable de cette Vierge triomphante, couronnée reine et assise à la droite de son divin fils. Toutefois, le roi Louis XIII la rendit encore plus célèbre, en 1638, par l’offrande solennelle qu’il fit de sa personne et de son royaume à la glorieuse Vierge, mère de Dieu, pour la remercier des faveurs qu’il avait reçues de sa bonté et pour obtenir, par son intercession, un dauphin à la France qui a été son fils Louis XIV, dit le Grand. On fit pour cela dans toutes les églises de France des processions solennelles qui se sont continuées jusqu’à nos jours en actions de grâces.
Inutile de faire observer que ceux qui attendent un successeur comme Louis XIII et ne voient toujours rien venir, agiront très sagement pour arriver à leur but en imitant le zèle de ce pieux roi à glorifier Marie triomphante dans les cieux en corps et en âme.
Les livres, dit la Mère de Blémur, sont remplis d’histoires qui nous apprennent que cette divine mère a une souveraineté universelle au ciel et sur la terre. L’on a recours à elle pour toutes sortes de nécessités et toujours avec succès. Heureux donc ceux qui se rendent dignes de sa protection !
(Père Giiiy. — Mère be Blémur).