‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 184 sur 724 · SAINT HYACINTHE DE POLOGNE, DOMINICAIN · texte numérisé non relu

SAINT HYACINTHE DE POLOGNE, DOMINICAIN

XLU1 SIÈCLE. — 1257.

Invoqué pour les Hoyés, contre la Stérilité conjugale et dans les Couclies

difficiles et périlleuses.

Hyacinthe naquit en Pologne de parents nobles et chrétiens, dans le diocèse de Breylau. Conduit à Rome par son oncle Yves de Kouski, évêque de Cracovie et chancelier de Pologne, il y rencontra saint Dominique et entra dans l’ordre des Frères Prêcheurs. Obligé de retourner dans sa patrie, il resta six mois en Carinthie, où il fonda un couvent de Dominicains,, et il en fonda un autre en Cracovie, sous l’invocation de la Sainte-Trinité. Bientôt les miracles du Saint vinrent puissamment en aide à son apostolat. Il rendit entre autres la vie à un jeune seigneur qui s’était noyé la veille en voulant passer la Vistule. Dans son zèle ardent, il résolut de conquérir à Jésus-Christ les grands royaumes du Septentrion. Les environs de Cracovie, le duché de Moravie, la Prusse royale et la Poméranie furent les premiers théâtres de ses travaux ; il fonda d’abord un couvent à Sandomir, sur la Vistule, dans la petite Pologne, puis un second à Ploko, en Moravie. La Vistule étant débordée près de Visgrade, il traversa ce fleuve à pied sec et le fit passer à ses compagnons sur son manteau étendu sur les flots. Dans la Prusse royale, il convertit un millier de païens et obtint du duc de Poméranie, pour y établir un monastère, la petite ile de Gedanum, dans laquelle on a bâti depuis la ville de Dantzick, si célèbre par son commerce maritime. Continuant ses longs voyages à travers le Danemarck, la Suède, la Gothie, la Norwège, PEcosse et la Livonie, il descendit dans la petite Russie ou Russie-Rouge et réunit à l’Eglise romaine le prince Daniel, schismatique grec. Dans le grand-duché de Moscovie, il eut un égal succès. Il construisit un couvent magnifique de Frères Prêcheurs dans la ville de Kiow. Ce fut là où, menacé d’une invasion des Tartares, il prit, dans le tabernacle, le Saint-Sacrement pour le soustraire aux profanations d’une soldatesque effrénée. Comme il passait devant une image de Notre-Dame qui était dans l’église, la sainte Vierge le pria de l’enlever aussi ; il lui objectait qu il n’aurait pas assez de force pour l’emporter, car elle pesait, disait-on, huit a neuf cents livres, mais l’image lui répliqua qu’il ne craignît rien. Hyacinthe , en effet, la prenant d’une main, la trouva aussi légère qu’un roseau. Il cheminait ainsi, portant dans sa main droite le saint ciboire rempli d’hosties consacrées, et dans la gauche, la statue de la sainte Vierge, quand il se trouva en face de la Vistule qu’il passa comme il I avait déjà fait une première fois et qu’il fit passer à ses religieux sur

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