NEUF SEPTEMBRE
SAINT OMEll OU AUÜOMARE, ÉVÊQUE DE THÉROUANNE
VIe ET VII* SIÈCLE. — 670.
Invoqué pour les Yeux.
(|aint Orner, d’une illustre origine, était encore adolescent quand il perdit ses parents qui l’avaient formé à la vertu dès son enfance, avec un soin tout particulier. Suivant le conseil de l’Evangile, il distribua ses grands biens aux pauvres et entra dans le monastère de Luxeuil où il devint
bientôt le modèle et le guide de ses frères, à tel point que
sa réputation grandit au loin et qu’il fut choisi pour évêque de Thérouanne. Il ne fut pas moins admirable sur le siège épiscopal que dans le cloître. Il bannit entièrement de son diocèse le culte des iaux dieux oui s’y était rétabli et mérita d’être appelé le Père des saints de son époque. Il gouverna toujours son église avec un zèle fructueux, bien que déjà fort âgé, lorsque Dieu le frappa de cécité pour lui faire acquérir le mérite de la patience. Notre Saint supporta cette rude épreuve avec la plus grande résignation. En effet, assistant, quoique aveugle, avec d autres évêques, à la translation du corps de saint Vaast, û recouvra la vue par un seul attouchement de ses saintes reliques. Deso é de cela, il se mit en prières et obtint que ses yeux se fermassent de nouveau a la lumière du jour pour contempler mieux le Dieu du ciel. A oila pourquoi on l’invoque dans les maladies des yeux. Il vécut encore deux ou trois ans puis il s’envola au ciel laissant dans son monastère son corps fertile en prodiges pour la consolation de ceux qui l’invoquent.
[Petits Bollandistes).
DIX SEPTEMBRE, SAINT NICOLAS DE TOLENTINO