‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 286 sur 724 · SAINT ROUIN · texte numérisé non relu

SAINT ROUIN

FONDATEUR DU MONASTÈRE DE VERDUN (MEUSE) vii* siècle. — 594-630

Invoqué contre la Fièvre.

Né en Ecosse, de parents d’une noblesse très ancienne, il élait doué de tant de vertus et possédait une érudition si profonde qu’il fut jugé digne d’être élevé à la dignité d’évêque à l’âge de trente ans ; mais, par une inspiration divine, il quitta son siège après l’avoir occupé quatre ans, passa la mer, vint dans le diocèse de Trêves et demanda à être admis dans le célèbre monastère de Tholey. Là, il se montra si rigide observateur de la règle et surpassa tellement tous ses frères par sa sainteté et son obéissance qu’à la mort de l’abbé, il fut choisi à 1 unanimité pour le remplacer. Il gouverna le monastère pendant quelques années, puis cédant toujours aux ordres de la divine volonté, il vint dans le désert de l’Argonne où, après avoir parcouru la forêt, il jeta les fondements du monastère de Beaulieu, sur la cime d’une montagne ; mais il en fut chassé par le seigneur de cette terre, nommé Austresius, comme un usurpateur du bien d’autrui. Ce maître inhospitalier ne tarda pas a être puni. Il fut frappé dans tout ce qu’il avait de plus cher ainsi que dans ses biens II perdit successivement ses enfants, ses serviteurs, ses troupeaux innombrables et fut affligé lui-même d’une maladie de langueur qui ne lui laissait de repos ni le jour ni la nuit.

Pendant ce temps-là, notre Saint était parti pour Rome et il se consolait de ses disgrâces en visitant les tombeaux des saints apôtres. Apres avoir guéri un grand nombre de malades dans la ville éternelle et entr’ autres un pauvre qui, depuis trois ans, était affligé delà fièvre quarte, il fut averti, par révélation, de retourner dans l’Argonne. Austresius instruit par toutes les calamités qui étaient venues fondre sur lui, ayant appris l’arrivée du Saint, le fit prier instamment de venir le trouver, lui donna la forêt tout entière pour l’usage des religieux, en recompense de sa guérison qu’il avait obtenue par ses prières. ^

Rouin termina alors le monastère de Beaulieu, bâtit une maDnifiqu^ église dans laquelle il érigea vingt-quatre autels et donna la réglé de

saint Benoît à ses religieux. . PATTiri„

Cinq années avant sa mort, Rouin se retira, avec un de ses compagnons, dans la solitude de Bonneval qui était situee a un mille enviroi de Beaulieu. Enfin, ayant atteint l’âge de quatre-vmgt-six ans il éprouva un grand affaiblissement et fut emporté à la suite de violents acccs de

m Alias d’après les Petits Bollandistes, Roding, Rodinge, Rouyn, en latin : Rodyicus, Rodiicus RodingJs, Craudingus, Chraudinus, Chraudingus, Graudingus, Ghrod.ngus.

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