‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 332 sur 724 · SAINT BAVON (BAVÔ), ERMITE · texte numérisé non relu

SAINT BAVON (BAVÔ), ERMITE

va* siècle. — vers 654.

Invoqué contre la Coqueluche.

ien qu’il ne soit connu que sous le nom de Bavon, son nom était Alowin. Ses parents appartenaient à la noblesse la plus élevée de la Hesbaie qui faisait partie du Brabant et qui fut comprise plus tard dans le territoire de Liège. Soit qu’il les perdît étant encore jeune, soit que son éducation eut été singulièrement négligée, Bavon se plongea de bonne heure dans la débauche et le mariage ne mit pas de frein à sa vie déréglée. Après la mort de sa femme qu’il aimait néanmoins, ayant entendu prêcher saint Amand, il rentra en lui-même et se repentit amèrement de ses égarements. C’est alors qu’il confessa au saint apôtre les désordres de sa jeunesse, abandonna sa vie mondaine, distribua ses biens aux pauvres et se retira auprès de lui dans le monastère de Saint-Pierre de Gand. Voulant encore mener une vie plus dure, il alla dans une forêt voisine et il se logea dans un vieux hêtre ; mais comme sa retraite n’était pas encore assez cachée, il se fit une petite cellule dans le bois de Malmedun, à une lieue de Gand, et y vécut dans la plus grande austérité. Bavon mourut vers l’an 654. Saint Amand et saint Floribert accompagné de ses moines assistèrent à sa mort. Soixante gentilshommes, touchés de son exemple, se consacrèrent aux austérités de la pénitence. Ils firent bâtir, à Gand, l’église sous son vocable qui devint cathédrale, lorsqu’en 1559 Paul IV érigea un évêché à Gand sur la demande de Philippe II. Saint Bavon est patron de cette ville et de Harlem.

Le Père Cahier et les Petits Bollandistes signalent l’invocation qui lui est adressée contre la Coqueluche ; mais il est difficile, sinon impossible d’en indiquer l’origine. ’

Saint Bavon est représenté en costume de prince tenant tantôt d’une main un sceptre et une épée et de l’autre un livre ou un faucon • tantôt en habit d’ermite debout dans le tronc d’un vieux hêtre.

[Grande Vie des Saints de Plancy).

(1) Alias d’après les Pelils Bollandistes : Alloynus, Adloinus, Adlowinus .

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