‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 35 sur 724 · ONZE JUILLET, SAINT JEAN · texte numérisé non relu

ONZE JUILLET, SAINT JEAN

Après avoir gouverné son diocèse pendant un certain temps, emporté par le désir ardent de la solitude , il se retira vers Pan six cent soixanteet-onze dans les Vosges où il trouva saint Dié qui, lui aussi, avait quitté son évêché de Nevcrs pour embrasser la vie contemplative, et se lia intimement avec lui. Ilidulphe fonda dans cette contrée le monastère de Moyenmoutier, où il reçut comme disciples beaucoup de personnes distinguées soit parleurs mérites, soit par leur naissance.

Son frère, Evrard, qui était évêque de Ratisbonne, vint le visiter dans sa solitude et le conduisit à La Baume où ils rendirent la vue à sainte Odile. Ses yeux fermés depuis sa naissance s’ouvrirent au moment où Evrard versa sur sa tête l'eau du baptême.

Saint Dié qui avait précédé son ami dans la tombe, le prévint dans une vision que son heure était arrivée, et Hidulphe s’endormit dans le Seigneur quelques jours après, le onze juillet sept cent sept.

D’après la Mère de Blémur (1), l’exposition de la tunique du Saint avait le privilège de purifier l’air infecté de Contagion , de faire cesser la Pluie et aussi de la faire tomber quand le bien des récoltes l’exigeait.

Les Petits Bollandistes signalent trois autres invocations qui lui sont adressées : pour les Esprits troublés , les Energumènes , contre les Tempêtes.

(La Mère de Blémur. — Les Petits Bollandistes) .

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