‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 369 sur 724 · FONDATEUR DU MONASTÈRE DE LA CELLE · texte numérisé non relu

FONDATEUR DU MONASTÈRE DE LA CELLE

vil' SIÈCLE. — 681.

Invoqué pour les Femmes eaceintes, pour les Enfants et contre

l’Epilepsie.

Il était originaire de l'Atlique. Issu de parenls nobles qui lui donnèrent une éducation très soignée et essentiellement chrétienne, il résolut d’embrasser la vie religieuse et il entra dans un monastère de l’ordre de saint Basile ; bientôt il fut promu aux ordres sacrés. Quelques auteurs pensent même qu’il fut placé, quelques années plus tard, sut le siégé épiscopal d Athènes. Quoi qu’il en soit, il n’aurait pas gouverné longtemps cette église ; car une révélation vint lui faire connaître

NEUF OCTOimE, SAINT GHIÜI.AIN.

quil devait aller à Rome pour vénérer le tombeau des apôtres. Après avoir visité toutes les églises et tous les oratoires de cette capitale du monde chrétien, après avoir rendu hommage au souverain pontife, il lui fut enjoint, par une seconde révélation, de passer les Alpes et de se diriger vers une province appelée Hainaut... Vivement encouragé par saint Amand, alors éyéque de Maêstricht, il commença un monastère à l’endroit où l’on voit aujourd’hui la ville qui porte son nom. Ce lieu était alors appelé : Uraidongus (retraite de l’ours). Il attira bientôt à lui tous les habitants du pays et sa réputation ne tarda pas à arriver jusqu'aux oreilles de saint Aubert, ôvôque de Cambrai, dont ce lieu dépendait. Ghislain se mit en route, au milieu du trajet, il s’arrêta dans un village, du nom de Roisin, où il reçut l'hospitalité chez un homme de bien, du Pays» Çui P1'^ de venir de nouveau le visiter, en retournant à Ursidongus. A Cambrai, Ghislain reçut le meilleur accueil de la part de saint Aubert, qui lui promit d’aller bénir son oratoire aussitôt qu’il serait achevé. Au moment où il revenait chez l’hôte qui l’avait si bien reçu, il apprit, en chemin, de sa bouche môme, que sa femme, au milieu des douleurs de l’enfantement , était en danger do mort et qu’il le priait instamment do venir à son secours. Le Saint le rassura et lui annonça qu’elle venait d’accoucher heureuseynent d’un 111s. « C’est en mémoire de ce bienfait que le village de Roisin est devenu un lieu de pèlerinage à saint Ghislain pour les femmes dont les couches approchent. Elles y vont meme quelquefois après, quand ellos ont été heureusement délivrées. Les mères qui craignent pour la vie do leurs chers nourrissons , les portent à saint Ghislain. Le prêtre, continue l’abbé Destombes, récite sur eux l’Evangile, leur fait toucher les reliques du Saint et souvent après ce pieux voyage, les hideuses convulsions et les frayeurs naturelles aux jeunes enfants , surtout à l’époque de la première dentition, se trouvent apaisées »

Saint Auber et saint Amand consacrèrent à Dieu, sous les auspices de saint Pierre et de saint Paul, la nouvelle maison de prières, bâtie par saint Ghislain, qui donna son nom à la ville élevée autour d’elle. Ce lieu prit dès lors le nom de Cella ou La Celle. Ghislain mourut en paix dans un âge avancé et fut enterré par ses disciples dans l’église de son monastère. Charlemagne en fit construire une autre plus spacieuse et plus magnifique. Plus tard, les reliques du Saint furent transportées à la métropole de Cambrai où existent deux confréries de saint Guilhain , l’une des jeunes enfants qui sont apportés dans l’église et recommandés à la protection du Saint, pour qu’ils soient délivrés des maladies et des dangers auxquels ils sont exposés à cet âge ; la seconde est destinée particulièrement aux grandes personnes qui entrent dans cette confrérie pour être délivrées d’accidents et surtout de certaines maladies comme le mal caduc.

(L’abbé Destombes, vie des Saints de Cambrai et d’Arras.)

Page 1