‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 381 sur 724 · SAINT SAINTIN, DISCIPLE DE SAINT DENYS · texte numérisé non relu

SAINT SAINTIN, DISCIPLE DE SAINT DENYS

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Invoqué dans les Calamités publiques.

Saintin était venu dans les Gaules avec saint Denys qui le constitua évoque de Meaux. Ce grand saint, prévoyant qu’il serait bientôt martyrisé, manda Saintin avec son fidèle compagnon Antonin et leur ordonna d’écrire les actes de son martyre, puis de les porter à Rome après sa mort.

En se dirigeant vers cette ville, ils rencontrèrent sur leur route la ville de Verdun, située sur la Meuse, qui n’avait pas encore été évangélisée. Après avoir initié les populations aux éléments de la doctrine chrétienne, ils se promirent d’y revenir, au retour de leur voyage.

Pendant la route, Antonin mourut à la suite d’une fièvre violente ; mais, Saintin le ressuscita. Lorsqu'ils eurent fait au pape le récit du martyre de saint Denys et de ses compagnons ainsi que des travaux évangéliques qu’ils avaient accomplis à Verdun, ils furent renvoyés dans cette résidence où, pendant vingt-et-un ans, Saintin exerça les fonctions épiscopales avec un zèle et une ardeur incomparables. Au bout de ce terme, ayant appris par les chrétiens de Meaux les persécutions que le gouverneur de cette ville exerçait à leur égard, il n’hésita pas et comme le bon pasteur, il résolut de courir au secours de son premier troupeau. A peine arrivé, il se présenta devant le gouverneur eu le menaçant de la colère de Dieu, dans le cas où il ne ferait pas trêve à ses violences. Celui-ci, exaspéré de ces remontrances, fit saisir notre Saint, ordonna de le charger de chaînes et de le précipiter dans une prison obscure, où bientôt, privé de tout et accablé par les années, il rendit son âme à Dieu, cueillant ainsi véritablement la palme du martyre. Ses reliques furent longtemps conservées à Meaux, puis transportées à Verdun en 1669, époque à laquelle écrivait la Mère de Blémur. Lorsque la ville souffrait de quelque calamité publique., après avoir descendu la châsse du Saint on la portait en procession avec une confiance qui n’avait jamais été trompée.

(Vie des Saints , par la Mère de Blémur).

SAINT WASNON OU WASNULSCHE

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