‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 384 sur 724 · BIENHEUREUX JACQUES L’ALLEMAND OU D’ULM, DOMINICAIN · texte numérisé non relu

BIENHEUREUX JACQUES L’ALLEMAND OU D’ULM, DOMINICAIN

xv° siècle. — 1407-1491.

Patron des Peintres-Verriers et des Vitriers.

Il était né à Ulm. A l’âge de vingt-cinq ans il était allé à Rome pour visiter le tombeau des apôtres, puis il avait pris du service dans 1 armée de Naples, mais, dégoûté de la vie militaire, il l’avait quittée et était venu à Padoue. Là, il reçut l'hospitalité chez un homme noble et savant qui le traita comme un fils. Au bout de cinq ans, il voulut retourner dans son pays, mais en passant à Bologne, il eut le plus grand désir de devenir dominicain et il fut reçu parmi eux a l’âge de trente-quatre ans. Il se livra alors à la pratique de toutes les vertus religieuses et surtout à celle de l’obéissance. Un jour, le prieur voulant en montrer la preuve à un prélat qui visitait ce couvent, avisa Jacques et lui dit : « Mon fils, allez vite portera Paris une lettre très importante. — J’y vais, répondit Jacques ; mais puis-je d’abord aller prendre mon chapeau et mon bâton dans ma cellule ? »

Ce même Jacques était un des plus grands peintres sur verre de son époque. Un jour qu’il venait de mettre au feu un vitrail magnifique, le prieur pour l’éprouver encoi’e lui dit d’aller prendre de suite sa cappe noire et d’aller en ville pour quêter. Jacques, quoiqu’il sût bien que son travail allait être perdu s’il s’éloignait, obéit immédiatement. Revenu au couvent, il alla bien vite à son atelier voir ce qu’était devenu son image et contre toute attente il la trouva si belle de dessin et si harmonieuse de couleurs qu’il n’y avait plus rien à retoucher.

C’est son talent comme Peintre-Verrier qui l’a fait choisir pour patron par ces artistes. C’est par extension que les simples Vitriers se sont mis à leur suite.

Jacques rendit son âme à Dieu le 11 octobre 1491, dans sa quatrevingt-quatrième année.

(Goures) (1).

(1) Traduction do l’allemand par M. Charles Sainte-Foi.

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