‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 417 sur 724 · SAINT ANATOLE, ÉVÊQUE DE CAHORS · texte numérisé non relu

SAINT ANATOLE, ÉVÊQUE DE CAHORS

COMMENCEMENT DU VIe SIÈCLE.

Invoqué contre l'Incendie.

Anatole était évêque de Cahors à l’époque des ravages des Infidèles dans les contrées méridionales. Après avoir beaucoup souffert pour le nom de Jésus-Christ et pour la foi catholique, il s’endormit dans les bras du Seigneur, couronné des lauriers de la gloire éternelle. Pour dérober son corps aux invasions des païens, au lieu de le déposer dans l’église, on l’enterra à travers les vignes ; c’est là que le trouva, à peu près ignoré’ Ermengaud, troisième abbé du monastère bénédictin de Saint-Mihiel,’ qui avait suivi Charlemagne à la guerre. A son retour, il rapporta ces précieuses reliques et les déposa dans l’église de Saint-Cirel-Sainte- Julitte, au village de Godoncourt, qui s’élevait alors sur l’emplacement de la ville actuelle de Saint-Mihiel (Meuse, diocèse de Verdun) ; de nombieux miracles éclatèrent pendant la translation du corps de saint Anatole.

Un malade qui souffrait d’une atroce douleur de tête et de dents, avait fait placer un cierge d’une grandeur égale à sa propre taille devant 1 autel de saint Cyr en face des précieuses reliques. Pendant la nuit ce cwrge enflammé étant tombé sur la table de l’autel et s’étant consumé entièrement, sans causer le moindre dommage à la nappe et aux divers ornements, depuis ce temps-là les fidèles ont contracté l’habitude d’invoquer saint Anatole pour être délivrés de l’Incendie.

En 1253, le corps de saint Anatole fut transféré d’une châsse dans une du tic et aujourd hui on ne sait plus où le retrouver.

(Les Bollandistes. — Les Petits Bollandistes ).

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