VINGT-TROIS OCTOBRE, SAINT LU G LE ET SAINT LUGLIEN
rouaise, ils furent tous les deux décapités par une bande de brigands
qui infestaient le pays. .
Après avoir commis ce crime horrible, leur chef, Bérenger, fut livi c au démonet expira dans d'horribles convulsions. Les brigands ellrayés s’enfuirent alors dans toutes les directions, puis il tomba tout a coup une pluie très abondante qui entraîna doucement, dans le petit ruisseau du fond de la vallée, les deux corps des martyrs avec leurs têtes à côté d’eux ; le courant les transporta l’espace d'environ une lieue, jusqu'au village d’Hurionville, dépendant de la paroisse de Lillers. L évêque de Thérouanne, Baïnus, vint prendre les reliques et les transporta dans la chapelle de son château à Aimer, où pendant deux cent vingt-cinq ans, s’opérèrent les miracles les plus éclatants. Vers l’an 950, un prêtre appelé Paul enleva les reliques et elles furent transportées à Montdidier. C’est là surtout où on invoque nos Saints dans les Calamités publiques , contre la Peste, pour et contre la Pluie, etc. Montdidier, après s’être préparé par un jeûne universel de trois jours et après avoir fait porter la châsse en procession accompagnée d’un grand concours de peuple, fut visiblement préservé de la Peste en 1624, en 1636, en 1668. En 1830 la ville obtint la même faveur en présence du terrible fléau du choléra et aussi en 1849, alors qu’il décimait littéralement tous les lieux voisins, Amiens, Moreuil, Morizel , Pierrepont , Davenescourt. La puissance de nos Saints pour obtenir la sérénité de l'air, éclata également en 1652, 1660, 1718, 1713, 1845, dans des circonstances qu’il serait trop long de rappeler.
Dans les Litanies de saint Lugle et saint Luglien, on trouve les prières suivantes :