DOCTEUR DE L’ÉGLISE
XIIIe SIÈCLE. — 1274.
Patron des Portefaix, Fabricants de toile et des Enfants de Lyon.
l doit son surnom de Bonaventure à saint François d’Assise qui le guérit dans son enfance d’une grave maladie : devinant à la vue du charme angélique répandu sur son visage ce que serait plus lard cet enfant, il s’écria : <i O buona ventura, ô bonne Aventure ! On ne l’appela plus autrement. Aussitôt qu’il fut en âge de raison, il entra dans l’ordre de Saint-François, puis on l’envoya à l’Université de Paris, qui était célèbre entre toutes, pour y étudier la théologie. Il fut ensuite docteur de cette même Université et y enseigna la théologie avec le plus grand succès. Le général de son ordre étant mort, il fut élu à sa place du consentement unanime de tous les religieux. Il n’avait alors ique trentequatre ans. Dans cette nouvelle charge, il fit preuve de tant de prudence et de zèle qu’il parvint à rétablir la discipline qui s’était beaucoup relâchée. Le pape Clément IV, qui tenait en haute estime les mérites et les vertus de Bonaventure, voulait absolument lui faire accepter le siège archiépiscopal d’York, en Angleterre ; mais le saint le refusa obstinément. Après la mort de ce pape, les cardinaux, pendant trois années entières, ne purent s’accorder sur le choix de son successeur ; mais, connaissant l’éminence des lumières de saint Bonaventure , sa probité et la sainteté de sa vie, ils prirent le parti de le consulter. Ce fut donc par