‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 516 sur 724 · SAINT RENÉ (RENATUS), ÉVÊQUE D’ANGERS · texte numérisé non relu

SAINT RENÉ (RENATUS), ÉVÊQUE D’ANGERS

v' siècle. — 450.

Patron des Sabotiers. — Invoqué pour les Femmes en oouch.es.

René est cet enfant qui fut ressuscité par saint Maurille, évêque d’Angers. Ce grand serviteur de Dieu le baptisa et lui imposa, en souvenir d’un si grand événement, le nom de René ( Renatus ), né une seconde fois. Il embrassa l’état ecclésiastique et fut élevé à la dignité d’archidiacre. Après la mort de Maurille, René , à peine âgé de trente ans, fut appelé à lui succéder sur le trône épiscopal. Le fardeau de l’épiscopat parut bientôt insupportable au nouvel évêque qui, prétextant la nécessité de faire le pèlerinage de Rome, quitta Angers et se fixa dans une solitude,

TREIZE NOVEMBRE, SAINT RR ICE. 4o;>

à quelques pas de Sorrente (royaume de Naples). C’est là qu’il rendit son âme à Dieu en 450. Il lut enterré près des murs de La cite, sous la cellule qu’il avait habitée. A la sollicitation des habitants d Angers, une grande partie de scs reliques fut d’abord déposée dans l’eglisc de baint- Maurillc, puis transférée en l’église cathédrale. En 1502 les protestants brisèrent sa châsse et brûlèrent ses reliques dont on avait sauve que ques ossements qui furent détruits en 1793. toutefois un os du pied es encore conservé dans l’église de Notre-Dame de Chalonnes ; on en a détaché une partie pour la cathédrale d’Angers et pour l’église de Samt- Maurille de Chalonnes.

Le culte de saint René était avant la Révolution, l’un des plus populaires de France. Sa chapelle, à la Possonnière (Maine-et-Loire), était fréquentée par de nombreux pèlerins. On invoquait le saint évêque pow les Femmes en couches.

Les sabotiers l’ont en plusieurs endroits, notamment dans le diocèse de Troyes (abbé Defer) et en Bourbonnais, choisi pour patron, et ils appellent vulgairement cervelle de saint René la cire au moyen de laquelle ils dissimulent les défauts de leurs sabots.

(Petits Dollandistes).

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