SYLVESTRE, ÉVÊQUE DE CHALON-SUR-SAONE
Vie SIÈCLE.
Invoqué contre la Fièvre.
son école se forma saint Césaire qui, depuis, fut évêque d’Arles. Sylvestre, dans son diocèse, s’appliqua surtout à détruire les derniers vestiges de l’idolâtrie.
Il assista en 517 au concile d’Epaône et souscrivit le premier après les métropolitains comme le plus ancien des évêques de nos provinces. Lorsqu’il eut brillé, pendant sa niracles innombrables, par sa soumission aux lois de Dieu, par son amour pour le salut des âmes et les progrès de la religion, tandis qu’il était l’ornement de l’Eglise par la sainteté de sa vie, il rendit son âme à Dieu, après quarante-deux ans d’épiscopat. Saint Grégoire de Tours (De Glor. confess., c. 85) raconte, comme témoin oculaire, que les malades et surtout les Fiévreux qui se couchaient avec foi sur le lit formé de petites cordes où il était mort, étaient guéris immédiatement par une vertu spéciale issue du contact de ses membres sacrés.
Des fragments de ces cordes étaient portés au loin, et placés sur les malades leur rendaient la santé.
La mère de Saint Grégoire en ayant suspendu un morceau au cou d’une jeune fille atteinte des frissons de la fièvre, sur-le-champ les frissons cessèrent.
Saint Sylvestre fut canonisé par le pape Jean VIII, en 878, sous l’épiscopat de Gibold.
(Saint Grégoire de Tours. — Du Saussaye. — Légendaire d'Autun.)