‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 61 sur 724 · DIX-HUIT JUILLET, SAINT ARNOLD · texte numérisé non relu

DIX-HUIT JUILLET, SAINT ARNOLD

dirigea ses pas vers le monastère de Maudun qu’il fut obligé d’abandonnei pour échapper aux flatteurs qui exaltaient ses miracles. Il a laissé des traces de son passage à Saint-Lô, à Garentan, à Vire, au pays d’Auge. Après divers séjours aux environs de Nantes, de Paris, de Pontoise et de Foigcs, a il passa quelque temps, dit le Père Giry, dans un petit bois, entre les paroisses de Flavacourt et de Sancourt.qui se sont placées dans la suite sous son patronage. » Ce lut alors qu’il se fixa dans le Vexin, sur les confins du diocèse de Beauvais. Il pratiqua toutes les vertus des giands solitaires. Gomme il avait rejeté avec indignation les propositions d une femme éhontée, cette misérable envoya auprès de lui des assassins qui lui tranchèrent la tête. On raconte que Clair prit sa tête dans ses mains et la porta jusqu’au lieu où il voulait être inhumé. Le pays qui reçut ses précieuses reliques a pris et conserve aujourd’hui le nom de Saint-Clair-sur-Epte. De nombreux pèlerins y viennent chaque année le 18 juillet et invoquent surtout saint Clair contre les Maladies des yeux. Cette invocation tire d’abord son origine de la signification du nom du saint ( Clarus , Clair) et principalement de la guérison d’un aveugle-né (1) qui eut lieu à son tombeau trois ans après sa mort. Dans le diocèse de Beauvais, cette invocation est surtout en honneur à Angy, Berthecourt, Dieudonné, Flavacourt, Moulers, Tourly.

Quant aux divers patronages réclamés auprès de saint Clair , on remarquera qu’ils sont la plupart exercés par des ouvriers fabricants d’objets qui reflètent ou laissent passer la lumière. La fantaisie seule a dû diriger le choix des autres.

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