‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 8 sur 724 · SAINT RAYMOND, DE TOULOUSE, CHANOINE RÉGULIER · texte numérisé non relu

SAINT RAYMOND, DE TOULOUSE, CHANOINE RÉGULIER

XIe SIÈCLE.

Invoqué contre la peste.

ssu d’une illustre famille du Languedoc, il reçut une éducation religieuse qui le fit entrer de bonne heure dans une communauté de jeunes clercs attachés au chapitre de la Basilique de Saint-Sernin appartenant alors aux chanoines réguliers de Saint-Augustin ; il y fit quelque temps l’office de chantre, comme clerc séculier; ne sentant passa vocation religieuse assez assurée, il se maria, et dans ce nouvel état donna l’exemple de toutes les vertus chrétiennes. Après la mort de sa femme, il poursuivit plusieurs œuvres de piété et de charité et il forma surtout le dessein de rebâtir entièrement la Basilique de Saint-Sernin qui tombait en ruines. Pendant treize ans, il appliqua à cette reconstruction des sommes considérables et toutes ses facultés intellectuelles ; lorsque l’église fut presqu’achevée, il demanda d’être admis au nombre des Chanoines Réguliers qui la desservaient, ce qui lui fut accordé. Il en prit l’habit, fit son noviciat, et prononça ses vœux ensuite, ce qui lui permit de travailler à la réforme de cette communauté régulière qui ne gardait presque plus rien de ses anciennes observances. Son entreprise fut couronnée de succès, à tel point qu’un certain nombre de personnes voulut quitter le monde pour entrer dans une si sainte école. Il rendit son âme à Dieu le 3 juillet 1073 ou 1074. Son tombeau fut illustré par de nombreux miracles.

En 1652, comme une peste horrible désolait la ville de Toulouse, les habitants firent un vœu à saint Raymond et la peste ayant cessé par l’intercession du Saint, la ville, en exécution du vœu qui avait été formé renferma ses reliques dans une caisse d’argent. Dans un livre imprimé a Toulouse en 1762, à l’usage de ceux qui auront la dévotion de visiter les sacrées reliques qui reposent dans l’insigne église abbatiale de Saint-Sernin, on voit que la dix-neuvième station se faisait à la chapelle du collège de Saint-Raymond et qu’on adressait cette oraison au saint chanoine :

Dieu tout puissant et tout miséricordieux qui, par les mérites et par les prières du bienheureux Raymond, votre confesseur, avez bien voulu délivrer la ville de Toulouse du fléau de la peste, accordez à vos serviteurs, ici humiliés devant vous, que tous ceux qui, dans la crainte d’un pareil malheur, auront recours à votre bonté, puissent se féliciter d’être délivrés de la contagion, par l’intercession de ce glorieux saint. Ainsi soit-il.

(Petits Uollandisles.)

quatre juillet, saint ulric.

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