‹ Les saints stylitesChapitre 2 sur 161 · PAR · texte numérisé non relu

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PARIS LiBRAIRIE AUGUSTE PICARD 82, rue Bonaparte

Un court mémoire sur Les Stylites, lu au Congrès scientifique international des Catholiques à Bruxelles, en septembre 1894, a été la première ébauche de ce livre. Au lieu de réimprimer simplement, comme on nous le demandait, un ἰναυαιὶ déjà ancien, tel qu’il avait paru dans le compte rendu du Congrès, nous avons voulu le mettre au point et y joindre le texte des principales biographies de stylites qu'il avait fallu citer d’après les manuscrits.

La plus grande partie de ces textes était imprimée lorsqu’éclaία la guerre. Ce serait une histoire banale de dire les raisons qui nous ont empêché de reprendre dès 1919 une publication si malheureusement interrompue. Sous la pression des circonstances, nous aurions élé contraint d'y renoncer définitivement, sans une subvention que M. Eugène Hubert, alors ministre des Sciences et des Arts, nous a libéralement accordée, sur la proposition du Comité de Lecture, institué par arrêté Royal du 20 aoûl 1921. Qu'il veuille bien agréer l'expression de notre

‘vive reconnaissance.

Toutefois il n’a pas été en notre pouvoir de donner à celle publication toute l’ampleur qu’elle eüt pu prendre en des lemps meilleurs. C’est ainsi qu’elle devait comprendre le texte intégral d’une des biographies les plus étendues que nous ait léguées la litlérature byzantine : la première Vie de S. Syméon Stylite le Jeune. M. Paul Van den Ven, professeur à l'Université de Louvain, qui depuis des années, a fait de cetle pièce l'objet de ses études et en α collalionné tous les manuscrits, nous avait

promis son concours. Il ne l'a point reliré lorsque, subissant

la contrainte à laquelle les entreprises scientifiques n'échappent pas plus que les autres, nous avons dû restreindre notre plan. En

mettant généreusement à notre disposition les copies et les photo- graphies qui étaient en sa possession, il nous α permis d'étudier dans son ensemble la rédaction primitive de la Vie du saint, et d’en donner de larges extraits. En le priant d'agréer nos plus sincères remerciments, nous faisons des vœux pour qu'il mette bientôt la dernière main à l'édition critique de la Vie de S. Syméon le Jeune, travail considérable et délicat, que lui seul est en état de mener à bien.

Il nous reste un autre devoir à remplir. Restés sans nouvelles de la plupart de nos correspondants de Russie, nous avons eu la joie d'apprendre, peu après l'armistice, que notre savant ami, M. Édouard Kurtz, bien qu'éprouvé par la guerre, n'avait point partagé le sort de tant de ses collègues, et se trouvait à Riga, en état de reprendre ses travaux. Il avait bien voulu relire avec nous les textes publiés à la fin de ce volume et nous communiquer ses observations, dont nous avons largement profité. Nous sommes heureux de pouvoir,post tot discrimina rerum, présenter nos remerciements et nos félicitations à ce maitre de la philologie byzantine.

Bruxelles, 31 juillet 1923.

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