JACQUES, ZÉNOBIE
ZÉNOBIB^ riiiot*
Ah ça, mais!... Vous ne pouvez donc point vous rencontrer sans vous disputer, vous autres ?
JACQUES
Il parait !
ZÉNOBIE
Si vous croyez que c'est comme ça que vous empêcherez la noce de se l'aire !
JACQUES
Et qui est-ce qui vous dit qu'on songe à l’empêcher?
ZÉNOBIE
Ne faites point tant le malin, mon garçon ; ce mariagelà ne vous rejouit pas plus que moi !
JACQUES
Vous en tenez donc pour Pierre ?
ZÉNOBIE
Comme vous pour Simonne.
, JACQUES
Eh bien, oui, c'est vrai!... et vous ne savez pas comme je l'aime, allez! — Elle m'a pris le cœur et la tête, quoi ! et il m'arrive quelquefois do pleurer des nuits entièies comme un enfant, en pensant à elle!... Je ne suis pas méchant, n'est-cc pas? brutal, oui, mais pas méchant. — Eh bien, cet amour-là, voyez-vous!... il me passe des idées!... Enlin, je l'aime!
' ZÉNOBIB.
Eh bien, il faut tâcher de nous entendre.
JACQUES
Comment ça?
ZÉNOBIE
Je VOUS dii’ai d'abord que c'est vous qui êtes cause de tout.
JACQUES
Moi?
ZÉNOBIE
Si VOUS n'aviez point parlé de vos amours à tout le monde, le père Nicolas ne se serait point tant pressé de donner son consentement. — C'est parce qu'il sait que vous aimez Simonne (ju'il permet à son fils de l'épouser. — 11 ne les mai ie ensemble que pour vous faire pièce. — Vous auriez dû deviner ça tout de suite.
JACQUES
Vous avez peut-être bien raison.
C’est si bon de tracasser les gens qu'on déteste !
JACQUES
C’est un plaisir comme un autre.
ZÉNOBIE
Or donc, maintenant, voilà l'idée qui m'est venue :
JACQUES
Dites?