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pathie pour tout ce qui est d'un ordre supérie ur s'accroîl d'une reconnaissance personnelle pleine de tendresse et de respect. Que ce toit soi béni, qu'il n'abrite que le bonheur à côté de la gloire l Que les enfants y croissent en vertus, en talenls, en beauté ; qu'ils ornent des joies de la jeunesse et de l'affection la vie glorieuse toute remplie d'un travail incessant, qui ne prend pour repos que le soin paternel de les diriger dans le bien ; que leur illustre père et leur mère charmante n'aient par eux que les ineffables félicités de la famille, et qu'il n'ait jamais besoin de consolation, celui dont les paroles éloquentes chei'chèrent à consoler une famille dans le deuil!
M. Flourens lit à l'Académie, comme M. Patiit l'avait fait sur sa tombe, un éloge de M. Ancelot, avec cet admirable talent où la parole, digne, ingénieuse et puissante, sert merveilleusement de belles pensées, et tous deux apportèrent ainsi dit soulagement à un irréparable malheur.
Mais nous voilà loin de M. de Custine. C'est peut-être parce qu'il s'éloigna aussi : huit jours après, il était en Sicile.
Sans le besoin de changer de place qui tour-
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nienta toujours M. de Custine, sa maison eût été la plus agréable de toutes celles où l'élite du monde parisien pouvait se rencontrer, et il aurait eu un des meilleurs salons de Paris. Nous y avons vu des réunions choisies dans toutes les classes de la société, dans toutes les positions de fortune, dans toutes les idées politiques et littéraires, mais reliées par une pensée commune : le goût des choses de l'intelligence. Les légitimistes y dominaient dans la politique et les romantiques dans la littérature; car les plus brillantes de ces soirées avaient lieu à l'époque où l'on se classait ainsi dans deux camps distincts. Et nous avons vu réunis, sous le charme des improvisations harmonieuses de Choppin et de la voix si sympathique de M. Duprez, les adversaires du romantisme à côté de M. Victor Hugo... qui venait de se placer en clairon à la tète de la phalange militante, et de M. de Lamartine, qui en était la lumineuse étoile. .. Il y avait, de plus, dans les élégants salons, ouvrant sur un joli jardin, ce luxe qu'aiment les gens de talent et d'(»sprit, et qui est un bel ornement à la gloire. Enfin, on tro>i-. vait là tout ce qui constitue ce qu'on appelait autrefois un salon, et devient de phis en plus rare; il
y aura toujours des fêtes où l'on dansera, de trèsriches maisons où se réuniront les banquiers chez des millionnaires, ou de grands seigneurs d'autrefois chez quelques duchesses ou marquises du faubourg Saint-Germain; il y aura des salons tout remplis d'avocats et de gens tenant au barreau et à la magistrature, d'autres où ce sera tout avoués et agents de change; puis des salons d'artistes, et d'autres d'écrivains; mais il n'y aura plus de ces salons qui réunissaient tous ces éléments différents sous un seul roi. . . V esprit, qui établissait entre ses sujets les plus différents une complète égalité. Car, il faut le dire et le répéter, la seule égalité qui existe en ce monde est celle de l'inteUigence, de l'éducation et du savoir : jamais un homme ignorant et grossier ne sera l'égal d'un homme instruit et bien élevé, et chacun d'eux sentira la distance qui le sépare de l'autre; aussi rien n'est plus étonnant, à mon gré, que de mettre l'égalité dans la loi sans y mettre aussi l'éducation générale. C'est donc à cette égalité de lumière et de vertu que chacun doit cherclier à contribuer de son mieux... Alors... oh! alors, il n'y aura plus besoin de ces réunions dont l'u-
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sage tend à se perdre, puisque toute la France no sera qu'un vaste salon rempli d'égaux par l'instniction, qui tous se tendront amicalement la main.
Fiiy