DIJON
Nous ne possédons plus le sarcophage du sénateur Hilarius, chrétien d’une chasteté admirable et que l'on croit frère de saint Jean, abbé de Réome. Grégoire de Tours, qui parle de ce monument, mentionne une légende dont il était l'objet : «Lorsque mourut, dit-il, ce personnage, on le déposa dans un sépulcre de marbre de Paros sculpté, et dont la magnificence nous atteste la haute position que Hilarius occupait en ce monde. Un an après, sa femme mourut, et on laya le corps pour l’ensevelir.
« La tombe était si grande que l'on put, comme l'avait ordonné le mari, déposer la défunte auprès de lui. Au moment où on ly plaçait, il étendit le bras droit et embrassa la tête de sa femme. Le peuple se retira émerveillé, comprenant ce qu'avaient été la piété, la chasteté et l'affection de ceux qui s'embrassaient ainsi dans le tombeau *.»