AUTUN
Bulliot, Notice sur un sarcophage en marbre blanc du musée Autun (Annales de la Société éduenne, 1862-1864, p: 237). — Caumont, Abécédaire d'archéologie, éd. de 1867, p. 55. — (Ma planche, fig, 1.)
Les tombes d’Autun sont célèbres dans la légende comme dans l’histoire. Grégoire de Tours nous parle de leur amoncellement au Polyandre de Saint-Pierrel'Estrier, qui nous a donné de précieuses inscriptions chrétiennes, et des merveilles
li SARCOPHAGES CHRÉTIENS DE LA GAULE.
qui s'y produisaient sous les yeux des fidèles; il nous dit un miracle accompli lorsqu’on mit saint Cassien au sépulere !. Au siècle dernier, dom Martène et dom Durand il F mentionnent de même le nombre infini des tombes de cette nécropole, celles de lusieurs saints évêques du lieu, Rheticius, Pragmatius, Amator, et les chapelles P q > I qui, suivant l'usage des anciens, s’élevaient sur plusieurs d’entre elles?. Lorsqu'en 1793, on vendit l’abbaye de Saint-Symphorien, près de Saint-PierreX'Estrier, tout fut dispersé ou détruit, et le baron Pigenat acheta l’un de ces sarcophages, attribué par la tradition à saint Francovée. Ce monument,'offert plus tard au musée par le fils de l'acquéreur, est sans inscription et décoré de gravures au trait représentant des colombes, deux monogrammes du Christ, des palmes et de ces croix gemmées si fréquemment figurées et mentionnées par les anciens 5. Je le donne ici comme un q 8 type particulier à notre pays. M. Bulliot pense que ce marbre est bien celui que les deux religieux signalent dans l'église de Saint-Symphorien et dont ils publient uelques figures, évidemment mal reproduites. On lira avec intérêt et profit la nodl Gnes, Ï l tice du savant antiquaire.