‹ Les sarcophages chrétiens de la GauleChapitre 25 sur 96 · DIE · texte numérisé non relu

DIE

Une communication de M. Héron de Villefosse m'apprend que l'on possède à Die plusieurs débris de tombeaux chrétiens.

Au-dessus de la porte de la mairie se trouve un fragment représentant la scène de la piscine probatique; elle figurait là, comme si souvent ailleurs, en Italie, en France et en Espagne, dans un compartiment superposé à celui où se voyait le paralytique étendu sur son lit. On y retrouve, très mutilé, le type commun que ja reproduit d’après un marbre du musée de Latran © : trois arcades devant lesquelles sont deux personnages assis, puis le Christ et le paralytique s’éloignant. Les bustes de deux hommes faisant partie d’autres sujets subsistent à droite et à gauche.

2 Inscriptions chrétiennes de la Gaule, n° 60, 326, villes de la même province, Ê 91 (mss. fonds latin,

689 (anno 491), et ci-dessous, n° 73. n° 9910). 3 Inscriptions de Vienne, t. IV, p. 443, atlas, ® Inscriptions chrétiennes de la Gaule, 1. IE, p. 43. pl XLV bis, n° 321. ® Études sur les sarcophages d'Arles, pl. XXXIIT, n° 1.

$ Antiquités de Vienne en Dauphiné et de quelques autres Cf. dans le présent recueil, les n° ah et 76.

NO

M. de Fontgalland, qui conserve avec un soin intelligent la collection d’anti-

quités du docteur Long, possède trois débris, où figurent :

1° La guérison de l’'hémorroïsse;

2° Le Christ posant la main sur la tête d’un petit personnage, qui peut être l'aveugle; un autre personnage de haute taille, vêtu du pallium, et près de lui, à terre, les urnes de Cana; ;

3° Un homme portant une brebis entre ses bras; c'est probablement Abel sacrifiant !.

M. de Villefosse m'indique de plus deux fragments encastrés au-dessus de la porte de l’ancienne maison du docteur Long. Ils semblent avoir fait partie de sarcophages chrétiens et présentent deux figures d'hommes vêtus du pallium.

Je n'ai point vu cette série de marbres, qu'on me signale au dernier moment, et je w'en ai pas de photographies.

BALAZUC.

Gomarmond, Description du musée lapüdaire de la ville de Lyon, p. 413 et pl. XIX, n° 764. — Martigny, Explication d'un sarcophage chrétien au musée lapidaire de Lyon. — Garrucci , Storia dell arte cristiana, t. V, p- 37, av. CCCGXIX. — (Ma planche VIF, fig. 1.)

Des travaux exécutés, au xvi° siècle, sur un mamelon voisin du village de Balazue, ont fait découvrir un sarcophage de marbre dépourvu de son couvercle. Pris par les uns pour le tombeau d’un saint, par d’autres pour celui d’un idolâtre, il fut déposé dans l’église de Saint-Maurice-d’Ardèche, puis donné, vers 1851, au musée de Lyon.

Le bas-relief, très mutilé, est divisé en sept comparliments par des colonnes torses que surmontent des frontons et des arcades. On y voit le Christ ressuscitant le fils de la veuve, posé à terre et enveloppé de bandelettes, suivant l'usage israélite*; Daniel empoisonnant le serpent, dont il ne subsiste plus, sur le marbre, qu'une assez faible trace; le Seigneur annonçant à saint Pierre son triple reniement : la guérison d’un aveugle présenté au Christ par un disciple: puis un groupe difficile à reconnaitre et dont je me suis déjà occupé : deux Juifs coiffés de la toque ronde, parlant à un vieillard assis sur une roche au pied d’un arbre et tenant un volumen. Serait-ce Job, Jérémie, Esdras? La chose demeure douteuse. Des vases et des colombes sont figurés entre les retombées des frontons et des ares.

Quelques débris de sépultures antiques ont été découverts sur l'éminence où se trouvait la tombe.

Voir Études sur les sarcophages d'Arles, pl. VT. — * {bid., p.1.—* Martigny et Gavrucci, Loc. cit. Cf. Études sur les sarcophages d'Arles, p. 5.

SARCOPHAGES CHRÉTIENS. h

IUPRINERIE NATIONALR.

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