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Un autre fragment (fol. 65) parait provenir de la partie gauche d’un couvercle
de tombe.
FE Au milieu était un cartouche soutenu par deux génies ailés, dont un seul subsistait quand fut exécuté le dessin. On y voyait ensuite Moïse détachant sa chaussure pour
obéir au Seigneur, dont la main apparaissait dans les airs; puis un sujet qui se 14 1 1 2 À retrouve sur des sarcophages de Vérone’ et de Mantoue? : un personnage vêtu du pallñum a devant lui un chien assis, levant la patte droite et ouvrant la gueule. M. le commandeur de Rossi voit ingénieusement, dans cette scène, dont notre marbre donne un nouvel exemple, un trait tiré d’Actes inédits que publiera bientôt M. Stu-
! | demund et dont le texte nous montre le chien de Simon le Magicien, doué miracu- | 4 ji e leusement de la parole. Ge serait un emprunt de plus fait par les artistes anciens Î aux légendes apocryphes *.
Lx | Le dessin de Rulman porte les mots : «Marbre de M. Tournier, trouvé au jardin À | de Coston. »
Le bas-relief donné par Rulman, au folio 66, a fait partie de la face d’une tombe décorée de sujets et de strigiles. On y reconnaît le miracle de la multiplication; il ne restait plus, au temps de Rulman, que la main du Christ et l’apôtre tenant les
* M. Gaïlhabaud a donné (L’Architecture du v° au ciola, journal de Mantoue, 25 juin 1855); Garrucci avi siècle, t IL, au début du volume, sarcophage des (Storia dell arte cristiana, 1. V, pl. CGCXX, n° 2) a saints Siméon et Jude) une bonne gravure de ce marbre, donné un meilleur dessin du monument. souvent reproduit. * De Rossi, Bulletino, 1882. p. 107, 108.
? Odorici, Di un antico sarcofago di Mantova (Luc- * Voir p. 46 et 148.
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1% NARBONNAISE. 115 poissons ou les pains. Un registre inférieur contenait un sujet qu'il serait hasardeux de vouloir déterminer. On voyait, à l'extrémité de droite, une figure vêtue du palhum. Au bas du dessin est écrit ce seul mot « Besserié ».
Le même antiquaire a dessiné deux autres monuments, pour lesquels je dois faire mes réserves.
Je trouve au folio 53 de son recueil un fragment où figurent trois apôtres debout sous des arcades que soutiennent des colonnes et regardant à droite en levant le bras en signe d’acclamation. C’est là un type commun, et l'on est porté à recon-
naître tout d’abord, dans ce bas-relief, une partie de la face d’un tombeau divisée en sept compartiments; le reste devait porter au centre la figure du Christ, puis celles des neuf autres apôtres se tournant vers lui. Le style de l'architecture me fait toutefois craindre qu'il ne s'agisse ici d’une sculpture du x° ou du xn°siècle, copiée sur
quelque sarcophage antique, ainsi qu'il a été fait à Bâle, pour une pierre que j'ai récemment signalée”.
Au folio 156 est l'image très effacée d’une tombe sans couvercle où se voient, à côté des figures d'Adam et d'Éve, des représentations tellement singulières que je ne puis m'y arrêter. Si le dessinateur a réellement eu sous les yeux un bas-relief antique, il l'a du moins interprété de manière à le rendre méconnaissable.
Garrucci, Storia dell arte cristiana, tav. GCCXOV, n° 8. — (Ma planche XXXIT, fig. 3.)
Le repistre d'entrée du musée Galvet, à Avignon, porte comme acheté à un marchand de Nîmes ce marbre, dont on ignore la provenance. C'est un fragment de couvercle de sarcophage. À la gauche d’un cartouche sans inscriplion accosté par deux génies ailés, est un débris de la figure de Jonas rejeté par le monstre et couché sur le rivage; à droite, la mer Rouge, où disparaissent les Égyptiens, Moïse précédé d’un enfant et d'un personnage dont la tête est brisée; puis la base de la colonne miraculeuse qui guida les Israélites. Vient ensuite un groupe de sept Hébreux recueillant les cailles du désert. Ge dernier sujet est reproduit sur des tombes d'Arles et de Pise”; on le remarque également dans l'une des mosaïques de Sainte- Marie-Majeure*.
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