‹ Les satires de Boileau, commentées par luimême et publiées avec des notesChapitre 79 sur 96 · EPITRE II · texte numérisé non relu

EPITRE II

Nos écrits sont mauvais, les sie)is valent-ils inieux'? V. 8. J'entends déjà d'ici Linière furieux

On ne peut pas dire que Linière avoit beaucoup de facilité à faire de médians vers. Ses vers étoient bons et même au goût de M"" le Prince, juge très difficile <^). Ce n'étoit que des Chansons et des Epigrammes courtes. La note insinue que Despréaux jugeoit mal des gens selon qu'ils jugeoient mal de luy, et ce n'est pas là une vraye critique, il faudroit adoucir cette note qui offense la mémoire de Despréaux.

Voyez tous les endroits du Ménagiana (1710) où il est parlé de Linière.

v. 23. C roi-moi dût Auzanet Rassurer du succès

Les œuvres d' Auzanet ont été imprimées ; il a fait des mémoires pour ne faire qu'une coutume générale en France sur les veues de M. le P.P. de Lamoignon, et c'est de luy que viennent pour la plus grande partie les Arrêtez faits dans les Conférences tenues à ce sujet.

V. 33. Mais jjour toi, qui, nourri bien en deçà de VOise, As sucé la vertu Picarde et Cliampenoise

S'il a succé la vertu picarde il ne peut pas avoir été nourri bien en deçà de l'Oise, puisque l'Oise est une rivière de Picardie.

Non, non, tu niras point, ardent bénéficier, V. 36. Faire enrouer pour toi Corbin ni Le Mazier

Gorbin et le Mazier. Oter de la note, qu'ils se chargeoient de mauvaises causes <->. C/est une injure : ils pouvoient ne pas bien plaider, et

(i) Voir note i,p. 124. Il s'agit ici de l'opinion du grand Condé.

(2) Brosstte a dit comme Le Verrier que Corbin et Le Mazier se chargeaient de mauvaises causes.

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