‹ Les satires de Boileau, commentées par luimême et publiées avec des notesChapitre 87 sur 96 · V. G;;. Mais pciil-rirc en ivre des vapeurs de ma Muse · texte numérisé non relu

V. G;;. Mais pciil-rirc en ivre des vapeurs de ma Muse

Vapeurs est là au iiguré, il y a une muse, et il n'y a point de rate.

V. 91 . Ce Marquis éloil né doux, eommode, agréable, On vantoit en ions lieux son ignorance aimable. Mais depuis quelques mois devenu grand Docteur, Il a pris un faux air, une sotte hauteur.

Brossette avait mis comme note du vers 91 : « Ce Marquis... M. L. G. D. F. Il avoit autrefois une ignorance aimable et disoit agréablement des incongruités, mais il perdit la moitié de son mérite, dès qu'il voulut être savant, et se piquer d'avoir de l'esprit. » Voici la réponse de Marais :

M. L. G. D. F., il semble que ce soit M. le Gomte de Fiesque, mais ce n'est point du tout là son caractère. Il n'avoit point de sotte hauteur, c'étoit un des hommes de France le plus polis, je l'ai fort connu, il avoit un goût simple et naturel, il étoit très bon, et on l'appelloit même dans le monde le bon. 11 aimolt fort La Fontaine qui a fait pour lui le Comte de Fiesque au Roy, il aimoit Marot et Ghapelle. Ge ne sont pas là des Auteurs décriez, il sçavoit fort bien les beaux Endroits des Poètes anciens, et ce qui y étoit de galant. O Dca certè, disoit-il quelque fois à une Dame qu'il aimoit. S'il a travaillé en 1677 au sonnet contre Damon (ou le Duc de Nevers), comment auroit-il été ami de Despréaux s'il avoit fait son portrait satirique en i6;75; je demande une explication de ces lettres initiales M. L. G. D. F., qui peuvent induire en erreur.

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