AMPÈRE (ANDRÉ-MARIE
Lyon, 1775; Marseille, 1836. — Physicien, mathématicien et philosophe. D'abord professeur à Bourg et à Lyon. Professeur ensuite à TÉcole polytechnique et au Collège Av, France. Inspecteur général de l'Université. — Cet homme de génie cultivait la poésie, la musique, la botanique, la métaphysique ; il était religieux, bon et distrait.
A développé la découverte d'OErsted * sur l'électro-magnélisme et peut être considéré comme l'inventeur du télégraphe électrique. — On a appelé Ampère l'unité d'intensité d'un courant.
Considérations sur théorie mathématique du jeu. — Observations électro-dynamiques. — Théorie mathématique des phénomènes électrodjfnamiques. — Mémoire sur l'action mutuelle de deux courants électriques. — Essai sur la philosophie et la classification des sciences (2 vol.) — On a réimprimé ses principaux mémoires.
Jean-Jacques Ampère, fils du précédent, a été littérateur, voyageur, archéologue, membre des Académies française et des inscriptions.
La découverte d'Œrsted arriva à Paris parla Surisse. Dans notre séance hebdomadaire du lundi 11 septembre 1820, un académicien qui venait de Genève, répéta devant vous les expériences du savant danois. Sept jours après, le 18 septembre, Ampère vous apportait déjàunfait beaucoup plus général que celui ^du physicien de Copenhague. Dans un si courtintervallede temps, il avaitdeviné que deux fils conjonctifs, que deux fils parcourus par des courants électriques, agiraient Tun sur l'autre ; il avait imaginé des dispositions excessivement ingénieuses pour rendre ces fils mobiles, sans que les extrémités de chacun d'eux eussent à se détacher des pôles
1. Le physicien danois OErsted a découvert l'action d'un courant électrique sur Taiguille aimantée.
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ANDRË-MAHIE AMPÈRE