XXI. GARGOUILLE. (Coté de la mer
Abside), — Cette gargouille, très-fruste, représente une figure complètement velue dont le visage, orné d'une longue barbe, a complètement disparu. Elle s'appuie du bras droit sur un ceps noueux ou un tronc d'arbre aux racines et aux rugosités nombreuses.
EGLISE SAINT-JACQUES DE DIEPPE
XXII. GARGOUILLE. [Près du portail prificipal), — Cette gargouille représente une sirène nue jusque la ceinture, la partie inférieure du corps enveloppée d'écaillés, le visage complètement fruste entouré de longs cheveux. Primitivement Teau au lieu de s'écou!er par la bouche comme pour les gargouilles ordi-
jyS LES SCULPTURES GROTESQUES.
ÉGLISE SAINT-JACQUES DE DIEPPE (suite),
naires s'écoulait par les seins, par deux orifices de petite dimension.
XXIII. GARGOUILLE. [Contre -fort d'une des chapelles de l Abside), — Cette gargouille est formée de deux figures d'homme grimpées Tune sur l'autre, la dernière se posant sur le visage un masque de forme antique à bouche largement ouverte. Cette gargouille dont l'exécution se ressent des traditions de la Renaissance est appliquée au sommet d'un contre-fort décoré comme un pilastre dans le goût du xvi'* siècle.
Le petit motif placé à cette même page appartient à un pinacle de la nef de cette même église. Ce pinacle extérieur, placé près de la figure de sirène précédemment repro-
ROUEN
(Cathédrale).
BAS-RELIEF DU PORTAIL DES LIBRAIRES ET SUJET SEMBLABLE SUR LES STALLES DE LA MÊME ÉGLISE.
LES SCULPTURES GROTESQUES. i8i
EGLISE SAINT-JACQUES DE DIEPPE (suite).
duite, est, de même d'ailleurs que la plupart de ceux de cet édifice, orné de petites figurines de fantaisie à la place du crochet de feuillage habituel.
Le motif que nous avons choisi, à cause de sa singularité, représente un petit cochon à demi-engagé dans la moulure d'angle et dont les pattes projetées en avant s'appuyent sur la partie verticale du pinacle.
CATHÉDRALE DE ROUEN