YI. — LES INQUIÉTUDES DE MARIE
',■ 616. Une autre chose la tourmentait bien davan- . ■;. tagc. Elle remarquait que son père a ib - ' restait à table plus longtemps que de coutume, et qu'il gardait près de lui , . la bouteille d'eau-de-vie.
. ,. 617. Elle se rappela l'histoire d'un
homme du village, qui avait eu un , grand chagrin, et qui s'était mis à
boire, pour s'étourdir. wm '-
' 618. «Mon Dieu! pensahvelle, qu'allons-nous de-
venir? Nous sommes perdus tous les quatre, si mon pauvre père prend cette triste habitude. »
"' 619. Comme elle était très respectueuse, elle n'o-
sait rien dire à son père, et tous les jours Mathurin restait plus longtemps à table.
620. Enfin, un jour Marie prit une grande résolution. À la fin d'un dîner, où elle avait parlé tout le temps de la pauvre morte, elle apporta la tasse de café de son père, y versa quelques gouttes d'eau-de-vie et emporta la bouteille.