‹ Les secondes lectures enfantines: historiettes morales; leçons de choses, notions élémentairesChapitre 28 sur 150 · LE LABOUREUR ET SES ENFANTS · texte numérisé non relu

LE LABOUREUR ET SES ENFANTS

toi, ma fille, qui n'as pas voulu jouer avec Gustave. Tu as voulu faire la petite maîtresse avec lui : il a eu raison de te laisser là. 445. « Les vois-tu, comme ils s'amusent I Au lieu de se disputer, ils ont su se mettre d'accord. Une autre fois, mademoiselle la boudeuse, vous ne chercherez pas à imposer aux autres vos petites volontés, et vous saurez que, pour être heureusç, il faut avoir, comme vos cousins, un bon caractère. »

Le Laboureur et ses enfants.

Travaillez, prenez de la peine; Cest le fonds qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. • Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage

Que nous ont laissé nos parents :

Un trésor est caché dedans.

Je ne sais pas l'endroit, mais un peu de courage Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout. Remuez votre champ, dès qu'on aura fait l'août. Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place

Où la main ne passe et repasse: »

Le père mort, les fils vous retournent le champ Deçà, delà, partout ; si bien qu'au bout de Tan

Il en rapporta davantage.

D'argent, point deoaché. Mais le père fut sage

De leur montrer, avant sa mort,

Que fe travail est un trésor.

(La Fontaine.}

Dévouement et reconnaissance.

Page 1