MOQUES L'ORPHELIN
ferme; ils saisirent le fermier et , deux des plus Effî} grands domesti- WÏNk ques. Déjà ils leur ï ont lié les mains; ils les emmènent non loin de là :
près d'un mur; ils vont les fusiller.
231. Jacques avait vu saisir Bernard, et il s'était dit: «Non, jamais je ne laisserai périr Bernard, mon ami, mon bienfaiteur; je mourrai pour lui. Ma vie, à moi, n'est utile a personne sur la terre, et ma mère m'attend ailleurs. »
1 courut après les soldats prussiens-: « Arrêtez, leurcriait-il, ne tuez pas des innocents ; le coupable, c'est moi; et je m'en fais gloire. »
233. En entendant ces .!«««!. i«»«ri*-ii fières paroleS) lea Prus
aiens n'hésitent pas un instant ; ils déchargent sur lui leurs fusils sans pitié.
234. Après sa mort, Jacques avait encore le sourire aux lèvres : il s'était dévoué pour sauver son ami, et il était allé rejoindre sa mère au ciel.